{"id":1031,"date":"2022-06-29T23:07:00","date_gmt":"2022-06-29T21:07:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=1031"},"modified":"2024-05-26T16:14:33","modified_gmt":"2024-05-26T14:14:33","slug":"la-gloire-de-nos-peres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/06\/29\/la-gloire-de-nos-peres\/","title":{"rendered":"La Gloire de nos p\u00e8res"},"content":{"rendered":"\n<p>Si vous n\u2019avez pas lu les r\u00e9cits d\u2019enfance de Marcel Pagnol au coll\u00e8ge, vous pouvez garder rancune \u00e0 vos enseignants de vous avoir priv\u00e9 de ces livres. Ils ont le go\u00fbt vrai de l\u2019enfance&nbsp;: tendresse, cruaut\u00e9, \u00e9merveillement, terreur\u2026 Les puissantes \u00e9motions que connaissent m\u00eame les enfants actuels, \u00e9lev\u00e9s en bocal par le couple maman-\u00e9cran. Sous le parfum proven\u00e7al il y a de l\u2019universel chez Pagnol, si bien qu\u2019un gar\u00e7on du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle peut s\u2019identifier sans peine au petit Marcel, plus d\u2019un si\u00e8cle apr\u00e8s ces glorieuses vacances de l\u2019\u00e9t\u00e9 1904 cont\u00e9es dans <em>La Gloire de mon p\u00e8re<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La maman de Marcel s\u2019appelait Augustine. Son papa Joseph \u00e9tait instituteur <em>titulaire<\/em>, s\u2019il vous pla\u00eet&nbsp;! Autrement dit, c\u2019\u00e9tait une famille de la petite bourgeoisie marseillaise avec un capital \u00e9ducatif \u00e9lev\u00e9 pour l\u2019\u00e9poque et des revenus plus confortables que la majorit\u00e9 de la population. L\u2019oncle Jules, le mari de la s\u0153ur d\u2019Augustine, \u00e9tait encore plus \u00e0 l\u2019aise puisqu\u2019il \u00e9tait \u00ab&nbsp;sous-chef de bureau \u00e0 la pr\u00e9fecture&nbsp;\u00bb. Augustine eut son premier enfant \u00e0 21 ans, mais il ne v\u00e9cut que quatre mois. Puis Marcel (\u00e0 22 ans), son cadet Paul (\u00e0 25 ans) et la petite derni\u00e8re, Germaine (\u00e0 29 ans). Elle eut encore un fils post\u00e9rieurement \u00e0 la p\u00e9riode racont\u00e9e dans <em>La Gloire de mon p\u00e8re<\/em> et mourut \u00e0 36 ans. Joseph est 4 ans plus \u00e2g\u00e9. que son \u00e9pouse. Veuf \u00e0 41 ans, il se remaria deux ans plus tard avec une femme de 25 ans. Ainsi, au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, m\u00eame les classes moyennes titulaires ne pouvaient s\u2019isoler de la vie et de la mort comme elles tentent fr\u00e9n\u00e9tiquement de le faire \u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais restons en 1904. Cette ann\u00e9e l\u00e0, Marcel a 9 ans et les longues vacances d\u2019\u00e9t\u00e9 s\u2019annoncent extraordinaires car Joseph et l\u2019oncle Jules ont d\u00e9cid\u00e9 de louer conjointement une villa \u00e0 la campagne. Pour ces premi\u00e8res vacances hors de Marseille il faut transporter l\u00e0-bas les meubles achet\u00e9s \u00e0 la brocante, assez de bagages pour la dur\u00e9e du s\u00e9jour et tous les membres de la famille. De nos jours, il suffirait de louer un fourgon pour les meubles, et de mettre bagages et enfants dans les automobiles familiales. Mais au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle la voiture \u00e0 moteur est encore un engin extraordinaire r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des gens riches et audacieux. Les voitures courantes sont \u00e0 traction animale ou humaine. L\u2019oncle Jules loue donc une voiture \u00e0 cheval et, pour le budget plus modeste des Pagnol, la charrette d\u2019un paysan.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>L\u2019oncle Jules, qui se flattait d\u2019\u00eatre un organisateur, d\u00e9clara d\u2019abord qu\u2019\u00e0 cause de l\u2019\u00e9tat des chemins, il n\u2019\u00e9tait pas possible de louer une voiture importante qui aurait d\u2019ailleurs co\u00fbt\u00e9 une fortune \u2014 peut-\u00eatre m\u00eame vingt francs&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Il avait donc lou\u00e9 deux voitures&nbsp;: un petit camion de d\u00e9m\u00e9nagement, qui transporterait ses propres meubles, ainsi que sa femme, son fils et lui-m\u00eame, au prix de sept francs cinquante.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette somme comprenait la puissance d\u2019un d\u00e9m\u00e9nageur qui serait \u00e0 notre service toute la journ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour nous, il avait trouv\u00e9 un paysan, qui s\u2019appelait Fran\u00e7ois, et dont la ferme \u00e9tait \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de la villa. Ce Fran\u00e7ois venait deux fois par semaine vendre ses fruits au march\u00e9 de Marseille. En remontant chez lui, il transporterait notre mobilier au prix raisonnable de quatre francs. Cet arrangement enchanta mon p\u00e8re, mais Paul demanda&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Et nous, nous monterons sur la charrette&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Vous, dit l\u2019Organisateur, vous prendrez le tramway jusqu\u2019\u00e0 la Barasse, et de l\u00e0, vous rejoindrez votre paysan <em>pedibus cum jambis<\/em>. Augustine aura une petite place sur le chariot, et les trois hommes suivront \u00e0 pied, avec le paysan.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Les trois hommes, ce sont bien s\u00fbr Marcel, son p\u00e8re et le petit Paul. Voyons le trajet&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Du logement des Pagnol, avenue des Chartreux, environ 1&nbsp;km \u00e0 pied jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arr\u00eat du tramway. Un peu plus de 8&nbsp;km en tramway jusqu\u2019\u00e0 La Barasse. La villa est \u00e0 4&nbsp;km \u00e0 vol d\u2019oiseau de La Barasse, mais avec un d\u00e9tour de 9&nbsp;km \u00e0 pied. Joseph porte la petite. Apr\u00e8s une heure de marche, pause go\u00fbter. La charrette de Fran\u00e7ois, charg\u00e9e des meubles, rejoint la famille Pagnol au carrefour des Quatre-Saisons. Le paysan a donc fait, lui, la totalit\u00e9 du trajet \u00e0 pied. Augustine s\u2019inqui\u00e8te des futures difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement engendr\u00e9es par la distance.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab&nbsp;Joseph, c\u2019est bien loin&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Et nous n\u2019y sommes pas encore&nbsp;! dit joyeusement mon p\u00e8re\u2026 Il nous reste au moins une heure de marche&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Aujourd\u2019hui nous n\u2019avons pas de paquets, mais quand il faudra monter les provisions\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 On les montera, dit mon p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Maman, nous sommes trois hommes, dit Paul. Toi, tu ne porteras rien.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Bien s\u00fbr&nbsp;! dit mon p\u00e8re. Ce sera une promenade un peu longue mais tout de m\u00eame une promenade hygi\u00e9nique&nbsp;! De plus, nous ne pourrons venir que pour la No\u00ebl, P\u00e2ques et les grandes vacances&nbsp;: en tout trois fois par an&nbsp;! Et puis nous partirons le matin de bonne heure, et nous d\u00e9jeunerons sur l\u2019herbe, \u00e0 mi-chemin. Puis nous nous arr\u00eaterons encore une fois, pour go\u00fbter. Et puis, tu as vu ces rails. Je vais en parler au fr\u00e8re de Michel, qui est journaliste&nbsp;: il est inadmissible qu\u2019on les laisse se rouiller si longtemps. Je te parie qu\u2019avant six mois, le tramway nous d\u00e9posera \u00e0 la Croix, c\u2019est \u00e0 dire \u00e0 six-cent m\u00e8tres d\u2019ici&nbsp;: il ne restera pas une heure de marche.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Toute la troupe repart pour la derni\u00e8re heure de marche. Privil\u00e8ge des dames, Augustine est install\u00e9e sur la charrette avec la petite. Paul (6 ans, le plus petit des gar\u00e7ons) sur le mulet. Vingt minutes plus tard, une c\u00f4te plus rude que les autres impose \u00e0 tous un effort suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab&nbsp;Voil\u00e0 le village de la Treille&nbsp;!&nbsp;\u00bb dit mon p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9tions au pied d\u2019une mont\u00e9e abrupte.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ici, dit le paysan, il faudrait que madame descende, et que nous poussions un peu la charrette.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le mulet, de lui-m\u00eame, s\u2019\u00e9tait arr\u00eat\u00e9, et ma m\u00e8re sauta sur le sol poudreux.<\/p>\n\n\n\n<p>Le paysan d\u00e9tr\u00f4na Paul, puis sous le ventre du chariot il ouvrit une sorte de tiroir, et en sortit deux gros coins de bois. Il en tendit un \u00e0 ma m\u00e8re surprise.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;C\u2019est des cales, dit-il. Quand je vous le dirai, vous poserez celle-l\u00e0 par terre, derri\u00e8re la roue de ce c\u00f4t\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle parut heureuse de collaborer \u00e0 une entreprise d\u2019hommes, et prit la grosse cale entre ses petites mains.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Et moi, dit Paul, je mettrai l\u2019autre&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Sa proposition fut accept\u00e9e, et je fus profond\u00e9ment vex\u00e9 par cette nouvelle violation du droit d\u2019a\u00eenesse. Mais j\u2019eus une revanche \u00e9clatante, car le paysan me tendit son fouet, un tr\u00e8s gros fouet de roulier, et dit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Toi, tu frapperas le mulet.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Sur les fesses&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 De partout, et avec le manche&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Puis il cracha dans ses mains, rentra la t\u00eate dans ses \u00e9paules, et les deux bras en avant il s\u2019arc-bouta contre l\u2019arri\u00e8re du chariot&nbsp;: son corps \u00e9tait presque horizontal. Mon p\u00e8re prit de lui-m\u00eame la m\u00eame posture.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>L\u2019exp\u00e9dition vers la villa des vacances aura n\u00e9cessit\u00e9 douze \u00e0 quinze kilom\u00e8tres de marche pour Fran\u00e7ois et son mulet (je ne suis pas s\u00fbr de son trajet, et il faudrait ajouter au moins autant \u00e0 l\u2019aller, le matin m\u00eame), une dizaine pour Marcel et Joseph, \u00e0 peine moins pour le petit Paul et Augustine. L\u2019enfance de Pagnol se d\u00e9roulait dans un monde m\u00fb presque enti\u00e8rement par le muscle. La jeunesse de mes grand-parents, au milieu du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, fut \u00e0 peine plus motoris\u00e9e. L\u2019automobile restait un v\u00e9hicule de gens cossus. La plupart des Fran\u00e7ais b\u00e9n\u00e9ficiaient du progr\u00e8s m\u00e9canique en prenant l\u2019autocar et le train. Mon grand-p\u00e8re eut le privil\u00e8ge de conduire une motocyclette \u00e0 l\u2019arm\u00e9e (et de perdre son officier dans un virage quand les boulons du side-car l\u00e2ch\u00e8rent, ce qui le faisait encore rire cinquante ans plus tard). C\u2019est \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960 que la voiture devint un \u00e9quipement courant, et l\u2019instrument r\u00eav\u00e9 des jeunes <em>boomers<\/em> pour leur propre d\u00e9racinement.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un tel monde, les instituteurs titulaires s\u2019arc-boutent derri\u00e8re les charrettes pour aider les mulets, les enfants marchent autant que les adultes d\u00e8s qu\u2019ils le peuvent, les petits gar\u00e7ons portent les courses de leur maman et les femmes ont des maris. Comparons \u00e0 la situation pr\u00e9sente&nbsp;: un femme peut ais\u00e9ment installer ses enfants dans la voiture, les bagages dans le coffre, et par la puissance du moteur \u00e0 explosion emmener toute seule son petit monde vers le g\u00eete des vacances \u00e0 plusieurs centaines de kilom\u00e8tres de son domicile. Si elle a besoin de meubles, il suffit de se les faire livrer. Le prix des biens de consommation est minime, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019automatisation et \u00e0 la d\u00e9localisation de la production, et le co\u00fbt de la livraison presque n\u00e9gligeable. Tout est beaucoup plus facile et moins cher qu\u2019au temps de Joseph et Augustine Pagnol. Le monde n\u2019est plus m\u00fb par les muscles des hommes et des animaux. Comme le cheval et le mulet, il ne reste \u00e0 l\u2019homme qu\u2019une utilit\u00e9 incertaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette raison, je conteste que la grande rupture entre les hommes et les femmes ait commenc\u00e9 avec l\u2019invention de la pilule contraceptive, la l\u00e9galisation de l\u2019avortement et la lib\u00e9ralisation du divorce. Il a fallu d\u2019abord que l\u2019\u00e8re industrielle fournisse aux individus les moyens concrets de se passer les uns des autres. Sans l\u2019abondance prodigieuse de biens et de services, et le niveau de s\u00e9curit\u00e9 extr\u00eame dont jouissent les ressortissants des pays industrialis\u00e9s, il n\u2019y aurait pas d\u2019individualisme absolu et encore moins de f\u00e9minisme. La \u00ab&nbsp;lib\u00e9ration sexuelle&nbsp;\u00bb est le produit d\u2019une \u00e9poque de croissance \u00e9conomique in\u00e9gal\u00e9e. La pilule contraceptive en fut un ustensile, comme l\u2019automobile, l\u2019\u00e9lectro-m\u00e9nager et m\u00eame la t\u00e9l\u00e9vision. La famille traditionnelle avait \u00e9t\u00e9 une forme d\u2019organisation appropri\u00e9e \u00e0 des conditions de vie plus difficiles. Le penchant des individus \u00e0 poursuivre leurs pulsions existait sans aucun doute, mais il \u00e9tait born\u00e9 par les contraintes imp\u00e9rieuses de la survie et de la reproduction. La loi, la coutume et la morale \u00e9taient les adaptations civilisationnelles \u00e0 ces contraintes \u2014 le mode d\u2019emploi \u00e9prouv\u00e9 d\u2019une existence plus rude et plus risqu\u00e9e que la n\u00f4tre. Pass\u00e9 un certain niveau de richesse, il \u00e9tait sans doute in\u00e9vitable que les formes collectives se dissolvent dans l\u2019hubris individuel. Pass\u00e9 un certain niveau de d\u00e9clin \u00e9conomique, il sera tout aussi in\u00e9vitable que ces formes ressurgissent. Les gens qui adh\u00e9reront t\u00f4t au renouveau de la famille, du village et de la nation donneront \u00e0 l\u2019Avenir la plupart des enfants qui le peupleront. Ce que vous, moi, ou n\u2019importe qui en pense selon son go\u00fbt personnel et ses lubies id\u00e9ologiques n\u2019est d\u2019aucune force devant le besoin d\u2019approvisionnement et de protection du corps humain \u2014 et surtout f\u00e9minin. En v\u00e9rit\u00e9 je vous le dis&nbsp;: avant la fin de ce si\u00e8cle le mari retrouvera une place de premier ordre dans la soci\u00e9t\u00e9, comme le cheval et le mulet.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si vous n\u2019avez pas lu les r\u00e9cits d\u2019enfance de Marcel Pagnol au coll\u00e8ge, vous pouvez garder rancune \u00e0 vos enseignants de vous avoir priv\u00e9 de ces livres. 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