{"id":1068,"date":"2022-08-07T14:21:00","date_gmt":"2022-08-07T12:21:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=1068"},"modified":"2024-01-21T16:16:21","modified_gmt":"2024-01-21T15:16:21","slug":"elles-et-lui-mariette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/08\/07\/elles-et-lui-mariette\/","title":{"rendered":"Elles et lui&nbsp;: Mariette"},"content":{"rendered":"\n<p>Un homme est mort cette nuit dans l\u2019avenue Mathurin Moreau, asphyxi\u00e9, comme un scaphandrier abandonn\u00e9 au fond d\u2019un lac.<\/p>\n\n\n\n<p>Samedi 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt, Mariette, la gardienne du n\u00b019 de la rue Edgar Poe, constate \u00e0 son r\u00e9veil que l\u2019absence de vent et un thermom\u00e8tre record ralentissent tout mouvement, \u00e9teignent les chants, bannissent les jeux et repoussent les gestes d\u2019amour. Rien ne bouge dans l\u2019immeuble, il n\u2019y a aucun bruit malgr\u00e9 l\u2019heure avanc\u00e9e de la matin\u00e9e. Une chaleur d\u2019Apocalypse s\u2019est abattue sur Paris, les oiseaux se taisent aussi. La ville ressemble \u00e0 une carte postale d\u2019elle-m\u00eame, vue de loin. Mariette sort pourtant faire ses m\u00e9nages. Elle repasse le linge, nourrit les b\u00eates, arrose les plantes\u2026 Services qu\u2019elle rend pour arrondir ses fins de mois. Cette rue elle la conna\u00eet par c\u0153ur, elle est capable de dresser le portrait instantan\u00e9 de cette voie moyenne de la capitale fran\u00e7aise&nbsp;: une rue qui tient dans la poche et qu\u2019on emporte avec soi au bout du monde. Invisible et \u00e0 l\u2019\u00e9cart \u2014 il arrive rarement qu\u2019un \u00e9tranger s\u2019\u00e9gare par ici \u2014 surplombant le parc des Buttes Chaumont, la rue offre \u00e0 l\u2019une de ses extr\u00e9mit\u00e9s une vue in\u00e9dite sur le Sacr\u00e9-C\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un pas alourdi par le silence aride, Mariette se rend au n\u00b09 de la rue. Z\u00e9lie, son amie, rentre juste de l\u2019h\u00f4pital et contemple sa poitrine. Pendant que Mariette nettoie la gazini\u00e8re, Z\u00e9lie dans la chambre, admire ses premiers soutiens-gorge en bonnet B qu\u2019elle va pouvoir enfin porter. Pour cacher ses \u00e9normes seins qu\u2019elle ne voulait pas, elle les avait enfouis dans son corps. Mariette loue d\u2019une pri\u00e8re rapide et feutr\u00e9e le courage de son amie. \u00ab&nbsp;Cette op\u00e9ration, elle ne l\u2019a pas subie pour se faire remarquer, mais pour passer inaper\u00e7ue&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mariette ne va plus \u00e0 l\u2019\u00e9glise depuis son mariage avec Youssef, il y a trente ans aujourd\u2019hui. Youssef son beau kabyle.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle passe maintenant devant la maison de la pharmacienne, au n\u00b015. Elle imagine qu\u2019en ce moment, Patricia se pr\u00e9pare. Il y a deux ans, cette femme a eu le choc de sa vie en lisant <em>\u00c0 la recherche du temps perdu<\/em>. Depuis, deux samedis par mois, elle se rend aux Buttes pour d\u00e9clamer des phrases de Proust qu\u2019elle apprend par c\u0153ur&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si l\u2019habitude est une seconde nature, elle nous emp\u00eache de conna\u00eetre la premi\u00e8re, dont elle n\u2019a ni les cruaut\u00e9s, ni les enchantements.&nbsp;\u00bb Mariette hausse les \u00e9paules. Si elle avait autant de temps \u00e0 perdre, elle ne lirait pas, ni Proust ni quiconque, elle le passerait au lit avec Youssef.<\/p>\n\n\n\n<p>Trente ans de mariage, cela se f\u00eate&nbsp;! De fait, Youssef n\u2019est pas kabyle. \u00c0 moiti\u00e9 seulement. Son p\u00e8re \u00e9tait berb\u00e8re et sa m\u00e8re est normande. Ne serait l\u2019id\u00e9e qu\u2019ont eu ses parents de lui donner un pr\u00e9nom \u00e0 consonance arabe, pense Mariette, il passerait pour un Fran\u00e7ais de souche. Ce qui au d\u00e9part, \u00e9tait une id\u00e9e g\u00e9n\u00e9reuse, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d\u00e9sastreux \u00e0 l\u2019usage. Youssef conna\u00eet bien l\u2019intimit\u00e9 des petits blancs, il a v\u00e9cu dans une cit\u00e9 de transit d\u2019Elbeuf, la cit\u00e9 des \u00c9cameaux. Ses origines maghr\u00e9bines passaient inaper\u00e7ues. Hors les murs gris des barres, les choses \u00e9taient diff\u00e9rentes. Pour l\u2019institution, il \u00e9tait un Arabe. On le croyait musulman, on le soup\u00e7onnait de polygamie passive. \u00c0 l\u2019\u00e9cole primaire il avait automatiquement droit au plat sans porc. \u00c0 l\u2019arm\u00e9e, un adjudant lui expliqua que sans porc, \u00e7a veut dire sans viande. Au lyc\u00e9e, certaines filles voulaient coucher avec lui, persuad\u00e9es que faire l\u2019amour avec un homme circoncis est une exp\u00e9rience. Youssef s\u2019arrangeait pour faire semblant\u2026 Sauf avec Mariette.<\/p>\n\n\n\n<p>Du vivant de son p\u00e8re, sa m\u00e8re \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 folle. Avec son d\u00e9c\u00e8s, les choses ont empir\u00e9. Il n\u2019y avait personne pour retenir sa main. Dans l\u2019appartement aux murs fragiles, ses \u00e9clats \u00e9taient connus de tous. Parce qu\u2019il ne fl\u00e9chissait pas et qu\u2019il pardonnait, Youssef \u00e9tait la cible principale de ses col\u00e8res f\u00e9roces.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme il \u00e9tait l\u2019a\u00een\u00e9, il allait au-devant de ses poings. Ses fr\u00e8res ne le ha\u00efssaient que davantage. Il leur a pardonn\u00e9. Il a aim\u00e9 sa m\u00e8re avec compassion. Elle ne voulait de lui que le m\u00e9pris. Youssef est parti sans se retourner.<\/p>\n\n\n\n<p>Youssef a rencontr\u00e9 Mariette \u00e0 Merlicourt dans le Pas-de-Calais. Pendant la ducasse de la Sainte-Barbe, la patronne des pompiers et des mineurs. Mariette est fille de mineur. En d\u00e9pit de son pr\u00e9nom, elle est d\u2019origine polonaise. Son p\u00e8re, Bolek, est arriv\u00e9 de Sil\u00e9sie avec sa famille en 1920. C\u2019\u00e9tait une famille de mineurs, catholiques et polonais. Ils ne se m\u00e9langeaient pas. Dans les corons, des rues leur \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es. Dans les mines, ils formaient leurs propres \u00e9quipes. La vie des femmes \u00e9tait aussi dure que celle de leurs maris. Elles tenaient la maison, faisaient tourner la machine \u00e0 laver. Il fallait \u00e9conomiser sur tout. Mariette accueillit l\u2019annonce de la fermeture des mines avec soulagement, comme le signe d\u2019un avenir diff\u00e9rent. Youssef \u00e9tait venu dans le Nord pour devenir houilleur. Il en repartit aussi vite que possible. Mariette avec lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Mariette sait qu\u2019il y a du nouveau au n\u00b012 de la rue Edgar Poe. Quand elle entre, Michel d\u00e9jeune avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. Il ne conna\u00eet pas sa petite-s\u0153ur, il la rencontre pour la premi\u00e8re fois. Sa m\u00e8re, il ne l\u2019a pas vue pendant vingt-cinq ans. Il la croyait morte. Mariette s\u2019assied un instant pour profiter de la fra\u00eecheur de cet appartement sur cour. Elle \u00e9coute Michel qui, d\u2019une voix de basse d\u00e9saccord\u00e9e, raconte son histoire. En 1980 il quitte la Belgique. Sur un coup de t\u00eate. Il travaille dans un palace \u00e0 Cannes. Au noir. Il part ensuite \u00e0 Monaco, comme cuistot. Au noir toujours. Il est victime d\u2019un AVC qui le laisse paralys\u00e9. Il n\u2019a pas d\u2019existence l\u00e9gale. Il finit \u00e0 la rue. Commencent pour lui vingt-cinq ann\u00e9es de jours vides et de nuits d\u00e9membr\u00e9es par l\u2019angoisse, par la faim et par l\u2019id\u00e9e m\u00eame d\u2019avenir. Il est recueilli par l\u2019Arm\u00e9e du Salut. Un portrait de lui dans un journal national attire l\u2019attention. Sa m\u00e8re le contacte. Il r\u00e9pond. Il reprend pied. Il revient de Marseille pour les voir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mariette sourit en go\u00fbtant \u00e0 la limonade que lui sert la jeune s\u0153ur de Michel. La m\u00eame boisson que pour leur mariage secret. La famille de Mariette ne voulait pas du \u00ab&nbsp;bougnoule&nbsp;\u00bb. Mariette et Youssef se voulaient pour eux-m\u00eames. Salement, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, \u00e2prement. Ils n\u2019avaient rien, pas de pass\u00e9, pas d\u2019histoire. Derri\u00e8re eux, ils ne laissaient que des souvenirs dont nul ne voulait, sans valeur sur le march\u00e9 de la m\u00e9moire. La mine, les lotissements sales de suie, la promiscuit\u00e9 \u00e9touffante de l\u2019aide sociale. La piti\u00e9. Alors ils sont partis. Pour Paris, la ville des anonymes, la Capitale des ombres.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont fait mille boulots, dame de service, garde-malade, baby-sitter, vendeur d\u2019aspirateurs, manutentionnaire\u2026 ils ont bouff\u00e9 des restes trouv\u00e9s dans les poubelles, les invendus du march\u00e9. Ils manquaient de tout, donc rien ne manquait. Il y avait Youssef, il y avait Mariette. Ils avaient le monde pour eux. Quand Mariette a trouv\u00e9 la place de concierge, rue Edgar Poe, une valise comme maison, pour la premi\u00e8re fois de leur vie, ils ont fait des achats. Une commode, un canap\u00e9-lit, un four. Ils \u00e9taient chez eux. Un kabyle et une Polonaise n\u2019attiraient pas l\u2019attention. Quand leur fils Valentin est n\u00e9, la moiti\u00e9 des habitants du quartier est venue le voir, les bras charg\u00e9s de pr\u00e9sents. Youssef et Mariette aimaient cette ville comme on aime une vieille dame. \u00c9l\u00e9gante, ses trottoirs sont autant de rides. Et dans ces rides, Paris apprend l\u2019art de vieillir.<\/p>\n\n\n\n<p>En sortant, Mariette croise Robert qui revient de ses courses hebdomadaires. Ce soir, il cuisine pour ses trois enfants qu\u2019il re\u00e7oit un week-end sur deux. Il va leur faire sa fameuse recette de \u00ab\u202fnouilles \u00e0 papa\u202f\u00bb, une recette invent\u00e9e apr\u00e8s son licenciement et son ch\u00f4mage prolong\u00e9. Des p\u00e2tes, des carottes, des tomates et une sauce \u00e0 base de corned-beef, tout \u00e7a dans une cocotte. \u00ab\u202f\u00c7a se r\u00e9chauffe plusieurs fois pendant la semaine et c\u2019est bon march\u00e9.\u202f\u00bb lui dit-il d\u2019une voix atone en d\u00e9tournant les yeux. Mariette lui r\u00e9pond d\u2019une caresse l\u00e9g\u00e8re sur l\u2019avant-bras et traverse la rue.<\/p>\n\n\n\n<p>Au n\u00b017 de la rue Edgar Poe, \u00e0 travers les stores baiss\u00e9s, Mariette devine qu\u2019In\u00e8s attend ses copines. Il est 14 h 00, elle est chez elle. Elle est toujours chez elle \u00e0 cette heure-l\u00e0. Elle porte un jogging blanc et ses cheveux sont abondamment lustr\u00e9s. La t\u00e9l\u00e9 sur une cha\u00eene musicale, le son coup\u00e9. Elle cherche du \u00ab&nbsp;cash&nbsp;\u00bb. Trois filles arrivent. Elles ne vont plus en cours. Elles ont 17 ans et une longue vie d\u2019ennui commence. Une voiture remonte la rue. \u00c7a les occupe pendant dix minutes. Mariette qui repasse le linge chez les voisins \u00e9touffe un juron dans la vapeur du fer. \u00ab&nbsp;Feignasses&nbsp;!&nbsp;\u00bb avale-t-elle alors qu\u2019elle termine le col d\u2019une chemise d\u2019homme.<\/p>\n\n\n\n<p>Mariette a termin\u00e9, il lui reste du temps avant le retour de Youssef. Elle en profite pour marcher un peu. Arriv\u00e9e devant l\u2019escalier qui m\u00e8ne \u00e0 l\u2019avenue, elle dresse mentalement la liste de ses derniers achats. Ce soir, Youssef et elle f\u00eatent leur trenti\u00e8me anniversaire de vie commune. Depuis que leur fils est parti, son BEP de charpentier en poche, ils vivent une deuxi\u00e8me lune de miel. Youssef verra le tatouage coquin agr\u00e9ablement situ\u00e9 sur l\u2019aine de sa jambe gauche qu\u2019elle vient de se faire faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Youssef travaille pour la voirie comme balayeur. Avant, il travaillait \u00e0 la gare Saint-Lazare pour une bo\u00eete priv\u00e9e. Il nettoyait les trains. Apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat d\u2019une rame, l\u2019\u00e9quipe de Youssef montait \u00e0 bord. Il fallait faire vite, le train repartait une heure plus tard. Youssef n\u2019aimait pas son travail. Toujours pli\u00e9 en deux, sous les si\u00e8ges, des salaires au boni. Le mat\u00e9riel qu\u2019il faut payer de sa tirelire\u2026 Mais il s\u2019est fait un ami. Charles, un roulant. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, il est entr\u00e9 \u00e0 la voirie de la mairie de Paris. Maintenant Youssef a des horaires fixes et un planning, un bel uniforme vert et on le lui lave, on lui paye aussi deux balais par an. Il est syndiqu\u00e9, il a des camarades. Alors Youssef fait bien son travail. Quand il a fini une rue, elle brille comme apr\u00e8s le grand m\u00e9nage. Mariette est fi\u00e8re de son mari.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce soir, dans la loge du n\u00b019 de la rue Edgar Poe, Mariette et Youssef se disent des mots bleus. Des mots qu\u2019ils se r\u00e9p\u00e8tent avec les mains depuis trente ans \u2014 \u00ab&nbsp;Je t\u2019aime&nbsp;\u00bb \u2014 car Youssef est sourd.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un homme est mort cette nuit dans l\u2019avenue Mathurin Moreau, asphyxi\u00e9, comme un scaphandrier abandonn\u00e9 au fond d\u2019un lac. 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