{"id":1100,"date":"2022-08-11T17:49:30","date_gmt":"2022-08-11T15:49:30","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=1100"},"modified":"2024-05-26T16:13:36","modified_gmt":"2024-05-26T14:13:36","slug":"le-parfum-histoire-dun-meurtrier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/08\/11\/le-parfum-histoire-dun-meurtrier\/","title":{"rendered":"Le Parfum, histoire d\u2019un meurtrier"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Le paysan puait comme le pr\u00eatre, le compagnon tout comme l\u2019\u00e9pouse de son ma\u00eetre artisan, la noblesse puait du haut jusqu\u2019en bas, et le roi lui-m\u00eame puait, il puait comme un fauve, et la reine comme une vieille ch\u00e8vre, \u00e9t\u00e9 comme hiver.<\/p><cite> Patrick S\u00fcskind, <em>Le Parfum<\/em>, 1985<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res pages du Parfum, le public sentit qu\u2019il avait affaire \u00e0 un livre extraordinaire. Une bizarrerie au fumet combatif, parmi le flot de publications douces ou inodores dont l\u2019\u00e9dition est coutumi\u00e8re. C\u2019\u00e9tait une \u00e9norme truffe exhalant seule sa fragrance immanquable au flanc d\u2019un coteau peupl\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces fades. Des millions de lecteurs s\u2019y pr\u00e9cipit\u00e8rent comme autant de sangliers gloutons. Comme il dut faire des jaloux, Patrick S\u00fcskind&nbsp;! Pensez donc, rafler la timbale \u00e0 trente-six ans&nbsp;! Avec une id\u00e9e aussi peu convenante&nbsp;: un roman fond\u00e9 sur les odeurs, toutes les odeurs, m\u00eame les plus mals\u00e9antes. \u00c9videmment, il \u00e9tait allemand. Un auteur fran\u00e7ais de quelque r\u00e9putation n\u2019aurait jamais os\u00e9 \u00e9crire&nbsp;: \u00ab&nbsp;c\u2019est naturellement \u00e0 Paris que la puanteur \u00e9tait la plus grande&nbsp;\u00bb, \u00e0 moins que ce soit dans un essai politique, comme une m\u00e9taphore de la putr\u00e9faction du r\u00e8gne de Louis XV. Mais parler des odeurs comme odeurs\u2026 Pouah&nbsp;! Et le public, vulgaire par d\u00e9finition, avait fait un triomphe \u00e0 cette \u0153uvre malodorante. Il faut dire que tout avait complot\u00e9 pour son succ\u00e8s chez nous&nbsp;: l\u2019action se d\u00e9roule enti\u00e8rement en France, le pr\u00e9nom de l\u2019auteur ne fleure aucune germanit\u00e9 rebutante comme l\u2019auraient fait un Helmut ou un G\u00fcnther S\u00fcskind, et la traduction de Bernard Lortholary est admirable.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai longtemps cru qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un roman historique. C\u2019est plut\u00f4t un roman fantastique situ\u00e9 entre 1738 et 1767. \u00c0 la diff\u00e9rence de nombre de r\u00e9cits fantastiques, cependant, le h\u00e9ros n\u2019est pas un observateur confront\u00e9 au surnaturel, mais l\u2019\u00eatre surnaturel lui-m\u00eame. Jean-Baptiste Grenouille, une volont\u00e9 inhumaine guid\u00e9e par un odorat surhumain. Et m\u00eame surcanin, car les chiens \u00e0 l\u2019odorat un million de fois plus aff\u00fbt\u00e9 que celui de l\u2019\u00eatre humain ne pourraient \u00e9galer Grenouille dans ses prouesses olfactives. Je me suis demand\u00e9 au fil des pages par quel prodige Patrick avait pu tisser entre son abominable h\u00e9ros et le lecteur assez de proximit\u00e9 pour entretenir, sinon une impossible affection, en tout cas une constante fascination. C\u2019est que le th\u00e8me profond de son livre, l\u2019empire des odeurs sur les hommes, n\u2019est pas sans fondement. Si les h\u00e9ros surhumains rencontrent toujours un fort succ\u00e8s dans les cervelles g\u00e9latineuses des grands enfants encore endeuill\u00e9s de la toute-puissance illusoire du nourrisson, les personnages inhumains peinent \u00e0 susciter de l\u2019empathie, et on ne leur donne pas d\u2019autre r\u00f4le dans nos r\u00e9cits \u00e0 grand tirage que de confirmer le bon c\u0153ur du h\u00e9ros en p\u00e9rissant sous ses coups peu avant le g\u00e9n\u00e9rique de fin. C\u2019est parce que le r\u00e9pugnant Grenouille ne vit que par les sensations primales de l\u2019odorat, exalt\u00e9es sans r\u00e9pit sous la plume de l\u2019auteur, que nous ne pouvons nous d\u00e9tacher de lui autant qu\u2019il le m\u00e9riterait. Car nous aussi, nous sentons. Bien moins finement, il est vrai. Mais irr\u00e9sistiblement. Odeurs de nourriture, odeurs animales, odeurs artificielles et odeurs de pourriture, nous avons beau \u00eatre des animaux visuels, tout cela nous prend au c\u0153ur, au ventre ou \u00e0 la gorge. Et donc nous suivons Grenouille, jusqu\u2019au bout. Jusqu\u2019\u00e0 la fin, in\u00e9luctable et r\u00e9pugnante. C\u2019est l\u2019anti-Disney, l\u2019anti-Hollywood, voyez-vous&nbsp;? Au lieu d\u2019\u00eatre confront\u00e9 \u00e0 un herm\u00e9tique m\u00e9chant, tr\u00e8s tr\u00e8s m\u00e9chant parce qu\u2019il est m\u00e9chant-m\u00e9chant et qu\u2019il faut bien un but au h\u00e9ros, nous traversons la plus grande part du r\u00e9cit <em>dans<\/em> la caboche de Grenouille. Son \u00e2me est vide de toute chose humaine, sauf des odeurs du monde qui l\u2019emplissent \u00e0 bloc. Toutes ces odeurs, aimables ou repoussantes, famili\u00e8res ou singuli\u00e8res&#8230; De cela, nous ne pouvons nous dissocier, pas plus que nous ne pouvons cesser de respirer pour ne plus sentir tout ce qui pue dans notre existence.<\/p>\n\n\n\n<p>Quel autre livre nous place ainsi dans la peau du criminel&nbsp;? <em>Lolita<\/em>. N\u2019est-ce pas pour cela qu\u2019il fit scandale dans les ann\u00e9es 1950&nbsp;? Je veux dire&nbsp;: si Vladimir Nabokov ne nous avait pas plac\u00e9 dans la t\u00eate d\u2019Humbert Humbert, dans la situation confuse de voir l\u2019histoire se d\u00e9rouler par les yeux et l\u2019esprit d\u2019un personnage que nous ne voulons pas \u00eatre, si la pauvre Lolita avait \u00e9t\u00e9 la narratrice \u00e9plor\u00e9e, et si elle avait finalement \u00e9t\u00e9 secourue par Captain America, qu\u2019aurait-on trouv\u00e9 \u00e0 redire \u00e0 la publication de ce livre, sinon qu\u2019il devait \u00eatre r\u00e9serv\u00e9 aux grandes personnes&nbsp;? Comme <em>Lolita<\/em>, <em>Le Parfum<\/em> fut victime d\u2019une adaptation cin\u00e9matographique. Un coup d\u2019\u0153il \u00e0 la bande-annonce m\u2019a instantan\u00e9ment convaincu du d\u00e9sastre. Le cin\u00e9ma est un art de f\u00eate foraine. Il ne peut s\u2019aventurer aux m\u00eames profondeurs abyssales de l\u2019\u00e2me que la litt\u00e9rature. L\u2019audace m\u00eame lui est interdite, en cons\u00e9quence de son co\u00fbt industriel.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Grenouille avait le front couvert de sueur. Il savait que les enfants n\u2019ont gu\u00e8re d\u2019odeur, tout comme les boutons de fleurs avant l\u2019\u00e9closion. Mais cette fleur-ci, cette fleur presque ferm\u00e9e encore, derri\u00e8re son mur, qui venait tout juste d\u2019exhaler ses premiers effluves, sans que personne s\u2019en avise \u00e0 part Grenouille, avait d\u00e8s maintenant un parfum si prodigieusement c\u00e9leste, \u00e0 vous h\u00e9risser le poil&nbsp;! Lorsqu\u2019elle aurait atteint son plein et splendide \u00e9panouissement, elle r\u00e9pandrait un parfum comme jamais le monde n\u2019en avait senti. D\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, songeait Grenouille, elle a une odeur plus d\u00e9licieuse que nagu\u00e8re la jeune fille de la rue des Marais&nbsp;: moins forte, moins volumineuse, mais plus subtile, plus multiforme et en m\u00eame temps plus naturelle. Or, dans un an ou deux, cette odeur aurait m\u00fbri et pris une vigueur telle que nul \u00eatre humain, homme ou femme, ne pourrait s\u2019y soustraire. Et les gens seraient r\u00e9duits \u00e0 merci, d\u00e9sarm\u00e9s et sans d\u00e9fense, devant le charme de cette jeune fille, et ils ne sauraient pas pourquoi. Et comme ils sont stupides et ne savent se servir de leur nez que pour souffler dedans, mais qu\u2019ils croient pouvoir tout conna\u00eetre par les yeux, ils diraient&nbsp;: c\u2019est parce que cette jeune fille poss\u00e8de la beaut\u00e9, l\u2019\u00e9l\u00e9gance et la gr\u00e2ce. Born\u00e9s comme ils le sont, ils loueraient ses traits r\u00e9guliers, sa silhouette svelte et sa poitrine parfaite. Et ils diraient que ses yeux sont comme des \u00e9meraudes, et ses dents comme des perles, et ses membres comme de l\u2019ivoire, et Dieu sait encore quelles comparaisons idiotes. Et ils l\u2019\u00e9liraient Reine du Jasmin, et elle se laisserait portraiturer par des peintres imb\u00e9ciles et on resterait bouche b\u00e9e devant son portrait, et on dirait que c\u2019est la plus belle femme de France. Et les godelureaux passeraient des nuits \u00e0 pleurnicher sous sa fen\u00eatre sur accompagnement de mandolines\u2026 et de vieux messieurs gras et riches se tra\u00eeneraient aux pieds de son p\u00e8re pour mendier sa main\u2026 Et les femmes de tout \u00e2ge soupireraient \u00e0 sa vue et r\u00eaveraient dans leur sommeil d\u2019avoir sa s\u00e9duction fatale, ne serait-ce qu\u2019une journ\u00e9e. Et tous ignoreraient que ce n\u2019est pas \u00e0 son aspect qu\u2019ils succombent en v\u00e9rit\u00e9, non pas \u00e0 la pr\u00e9tendue perfection de sa beaut\u00e9 apparente, mais \u00e0 son incomparable, \u00e0 son magnifique parfum&nbsp;!<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Que sais-tu des odeurs humaines, toi mon lecteur&nbsp;? Dans cette \u00e9poque aseptis\u00e9e, distante, inqui\u00e8te, tu connais quelque peu l\u2019odeur de tes parents les plus proches, lorsqu\u2019elle n\u2019est pas noy\u00e9e sous le savon et l\u2019eau de toilette. Tu connais ta propre odeur avant la douche et tu crains que d\u2019autres la connaissent. Tu connais au mieux l\u2019odeur r\u00e9elle de celles qui ont partag\u00e9 ton lit, et si l\u2019une d\u2019elle t\u2019a donn\u00e9 un v\u00e9ritable, rare et profond plaisir, peut-\u00eatre as-tu remarqu\u00e9 sourdre de ton corps une odeur inaccoutum\u00e9e, puissante, \u00f4 combien personnelle et masculine. Je suis presque aussi ignorant que toi. Je ne dois mon petit surcro\u00eet d\u2019exp\u00e9rience qu\u2019\u00e0 la pratique du tango, cette danse surann\u00e9e o\u00f9 l\u2019on prend dans ses bras, tout contre soi, des femmes dont on ne partage pas (en g\u00e9n\u00e9ral) l\u2019intimit\u00e9. \u00c0 rebours des m\u0153urs de notre temps, durant ces quelques minutes de proximit\u00e9 physique avec une inconnue ou une mal connue, nul parfum artificiel, nul d\u00e9odorant et nul savonnage intensif ne peuvent emp\u00eacher l\u2019aura olfactive de l\u2019une de parvenir au nez de l&rsquo;autre. Et voil\u00e0 ce qu\u2019il se passe&nbsp;: parfois, la splendeur de visage, de corps et de chevelure s\u2019av\u00e8re tout \u00e0 fait d\u00e9plaisante \u00e0 sentir. Non qu\u2019elle soit malodorante, car c\u2019est bien une odeur sainement humaine que la sienne. Simplement, son odeur naturelle est, en quelque sorte, irr\u00e9ductiblement \u00e9trang\u00e8re \u00e0 ce que l\u2019on est soi-m\u00eame. Aussi plaisante qu\u2019elle soit pour les yeux, \u00e9ventuellement bonne danseuse et aimable dans la conversation, on ne peut \u00e9carter tout \u00e0 fait l\u2019embarras permanent caus\u00e9 par son odeur. On se demande m\u00eame comment on pourrait briller dans la chambre \u00e0 coucher si la belle \u00e0 l\u2019\u00e9trange bouquet \u00e9tait d\u2019humeur \u00e0 r\u00e9clamer l\u2019\u00e9treinte.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9ciproquement, il arrive qu\u2019une femme quelconque, de celles que l\u2019on ne remarque que lorsque les autres sont d\u00e9j\u00e0 prises, une fois attir\u00e9e \u00e0 soi et install\u00e9e seins contre poitrine, gorge \u00e0 port\u00e9e de morsure, exhale le plus troublant des fumets \u00e9rotiques. Soudain, \u00e0 son visage banal et son corps sans attrait on trouve plus de piquants qu\u2019aux autres. Elle sent\u2026 le rut et la douceur, l\u2019amour et l\u2019esp\u00e9rance, la fid\u00e9lit\u00e9 et le stupre. On lui ferait bien des enfants, l\u00e0, tout de suite, dans le cagibi. Oui, je crois comme Patrick et Grenouille que les odeurs ont un immense pouvoir sur nous. N\u2019est-ce pas pour cela que nous les combattons par mille fragrances artificielles\u00a0? Parfums \u00e9c\u0153urants, ar\u00f4mes synth\u00e9tiques, d\u00e9sodorisants \u00e9pouvantables&#8230; Tout plut\u00f4t que de laisser notre nez se moquer de notre raison et nous dire\u00a0: \u00ab\u00a0Tu vois la petite, l\u00e0-bas\u00a0? Peu importe ce que tu penses d\u2019elle et ce qu\u2019elle pense de toi maintenant. Si tu t\u2019accouplais avec, tu serais heureux et elle aussi. C\u2019est moi, ton pif, qui te le dis, et m\u00eame que bistouquette et foufoune sont d\u2019accord. Dommage que vous n\u2019\u00e9coutiez que ce con de cerveau\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le paysan puait comme le pr\u00eatre, le compagnon tout comme l\u2019\u00e9pouse de son ma\u00eetre artisan, la noblesse puait du haut jusqu\u2019en bas, et le roi lui-m\u00eame puait, il puait comme un fauve, et la reine comme une vieille ch\u00e8vre, \u00e9t\u00e9 comme hiver. 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