{"id":1127,"date":"2022-09-26T12:10:00","date_gmt":"2022-09-26T10:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=1127"},"modified":"2024-01-21T16:15:57","modified_gmt":"2024-01-21T15:15:57","slug":"elles-et-lui-tina-et-murielle-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/09\/26\/elles-et-lui-tina-et-murielle-1\/","title":{"rendered":"Elles et lui&nbsp;: Tina et Murielle (1)"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab&nbsp;On a couch\u00e9 ensemble le jour de son premier anniversaire de mariage.&nbsp;\u00bb Tapi dans l\u2019ombre alcoolique d\u2019un bar \u00e0 pute de Pigalle, Charles parle \u00e0 qui veut bien l\u2019\u00e9couter. \u00ab&nbsp;On baisait comme des lyc\u00e9ens, l\u2019apr\u00e8s-midi surtout. Le soir, elle rentrait chez elle pour retrouver son mari.&nbsp;\u00bb Charles jette un \u0153il \u00e0 son interlocutrice. Amanda&nbsp;? Perle&nbsp;? Ou bien est-ce Jade&nbsp;? Il ne sait plus tr\u00e8s bien. Il s\u2019en fout. \u00ab&nbsp;Elle avait une th\u00e9orie sur tout, l\u2019adult\u00e8re, les nouveaux couples\u2026 Rien n\u2019\u00e9tait neuf \u00e0 l\u2019entendre. \u201cJe jure fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 un homme et je me fais tirer par d\u2019autres\u201d, rien de plus normal \u00e0 la croire.&nbsp;\u00bb Jade, ou bien Perle, l\u2019\u00e9coute tr\u00e8s attentivement. La peine du pauvre gars ne l\u2019attriste pas. Ce qui r\u00e9clame son attention c\u2019est l\u2019effort qu\u2019elle fait pour ne pas \u00e9clater de rire. Devant sa fl\u00fbte \u00e0 champagne, Charles continue son soliloque pitoyable. C\u2019est un bel homme. Dans le genre vieux beau et plein de pognon. La cinquantaine en fin de d\u00e9cennie, une barbe de trois jours et les cheveux blancs, d\u2019anciens beaux yeux bleus qui tirent sur le rouge. Un nez convexe et des pommettes saillantes lui donnent un air de Vincent Cassel, vingt ans apr\u00e8s. Du fric, Charles en a toujours. Un gros ventre aussi. Il est au stade 2 de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9. \u00c0 cet \u00e9tage, il ne voit plus la couleur des cheveux de la fille qui besogne sa petite bite frip\u00e9e. Amanda&nbsp;? Jade&nbsp;? Ou bien est-ce Perle&nbsp;? Il est mari\u00e9 \u2014 il porte une alliance qu\u2019il tripote quand il sent que personne ne l\u2019\u00e9coute \u2014 il dit \u00eatre mari\u00e9, mais il ne parle jamais de sa femme. Il ne parle que d\u2019elle, sa ma\u00eetresse. La premi\u00e8re, l\u2019unique. Les filles de la Porte Sublime ont reconstitu\u00e9 l\u2019histoire. \u00c0 partir des fragments \u00e9pars qu\u2019elles ont glan\u00e9. Charles a cru y voir de l\u2019int\u00e9r\u00eat, il n\u2019a pas compl\u00e8tement tort. Les filles savent qu\u2019un client qui se sent \u00e9cout\u00e9 et compris sera g\u00e9n\u00e9reux. L\u2019histoire, elles s\u2019en contrefoutent. Elles font mine d\u2019y croire, c\u2019est pour \u00e7a qu\u2019on les paye.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019elles ont compris, les filles de la Porte Sublime, tient en quelques mots, de quoi \u00e9crire un filet dans l\u2019\u00e9dition locale du Parisien. Charles, notable de gauche d\u2019une ville proprette de la vall\u00e9e de Chevreuse, Tourneville-sur-Yvette, est devenu riche en vendant du vent. Il dirige une bo\u00eete de conseil en <em>management<\/em>, il \u00e9crit des livres. Dans ces recueils de formules exp\u00e9ditives et faciles pour hommes press\u00e9s, il th\u00e9orise la haute id\u00e9e qu\u2019il se fait de lui-m\u00eame&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le Grand, \u00e9crit-il en pr\u00e9face de son premier ouvrage, est actif et son activit\u00e9 consiste \u00e0 s\u2019ins\u00e9rer dans des r\u00e9seaux. Il multiplie les projets de tous ordres et a le d\u00e9sir d\u2019entrer en relation, de se connecter. Il fait preuve d\u2019enthousiasme et il sait faire confiance. Il est r\u00e9actif, mobile et ne s\u2019attache pas \u00e0 une qualification ou a un m\u00e9tier. Adaptable, flexible et polyvalent, il d\u00e9veloppe son employabilit\u00e9 car il sait prendre des risques et est toujours ma\u00eetre de lui-m\u00eame, de ses relations \u2014 amonts et avals \u2014 et de ses r\u00e9seaux.&nbsp;\u00bb Les filles du bar ne lisent pas ce genre de litt\u00e9rature. Il n\u2019y a pas de grands ou de moins grands, il n\u2019y a que des hommes aux prises avec leurs d\u00e9sirs frustes et grossiers. \u00ab&nbsp;Le Grand ne doit pas se faire repousser, mais attirer l\u2019attention, la sympathie. Il n\u2019est pas timide, il n\u2019est pas orgueilleux. Il consid\u00e8re que toute personne est contactable et que tout contact est possible. Il ignore les diff\u00e9rences entre sph\u00e8re priv\u00e9e, professionnelle, m\u00e9diatique\u2026&nbsp;\u00bb Son succ\u00e8s, Charles le doit \u00e0 un sens aigu de la tendance \u2014 de ce qui se vendra demain \u2014 mais aussi \u00e0 une \u00e9ducation exigeante et traditionnelle \u00e0 l\u2019ombre des classiques et des murs du lyc\u00e9e Louis-le-Grand. Charles n\u2019a pas toujours \u00e9crit comme ses pieds. Ses professeurs ont le souvenir d\u2019un esprit clair et limpide, comme le vol d\u2019un oiseau dans un ciel d\u2019\u00e9t\u00e9. Un go\u00fbt pour la formule courte et forte qui, en ces temps d\u2019agitation estudiantine, en faisait le leader charismatique d\u2019un groupuscule mao\u00efste. Plus tard, ce m\u00eame talent trouvera \u00e0 s\u2019employer dans la publicit\u00e9 et la vente. \u00ab&nbsp;Il est animateur d\u2019une \u00e9quipe qu\u2019il ne dirige pas de mani\u00e8re autoritaire mais en se mettant \u00e0 l\u2019\u00e9coute, avec tol\u00e9rance et en respectant les diff\u00e9rences. C\u2019est un chef mais pas au sens qu\u2019il occupe une position en surplomb dans un organigramme pr\u00e9-d\u00e9fini. Il est un int\u00e9grateur, un donneur de souffle, un f\u00e9d\u00e9rateur d\u2019\u00e9nergie, un impulseur de vie, de sens, d\u2019autonomie. Il poss\u00e8de l\u2019art de la conciliation des contraires. \u00c0 l\u2019aise dans le flou, il fait route avec le d\u00e9sordre, l\u2019impr\u00e9visible et l\u2019embrasement.&nbsp;\u00bb Il doit aussi son succ\u00e8s \u00e0 un confortable p\u00e9cule.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait habituel dans les cercles de la gauche extr\u00eame, au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, de partager le quotidien des travailleurs. Charles devient \u00e9tabli dans le secteur automobile, un \u00e9tudiant aux cheveux longs et aux doigts fins, qui partage la vie des prol\u00e9taires et les pr\u00e9pare \u00e0 la R\u00e9volution. De son exp\u00e9rience il tire un r\u00e9cit&nbsp;: <em>La cha\u00eene<\/em>, qui devient un classique de la sociologie officielle et un succ\u00e8s de librairie. Bien que publi\u00e9 sous pseudonyme, le livre propulse Charles dans le cercle tr\u00e8s ferm\u00e9 des gens qui comptent. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9vidence de l\u2019\u00e9chec du mon\u00f4me \u00e9tudiant, les r\u00e9volutionnaristes comme lui deviennent utiles de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la faucille. Pour prouver qu\u2019ils seront meilleurs que l\u2019ennemi, ils embrassent de nouvelles carri\u00e8res avec la foi de jeunes puceaux. Charles se marie, s\u2019installe dans sa vie confortable d\u2019homme sans diff\u00e9rences. Il a un fils, puis un deuxi\u00e8me, puis une fille enfin. Il gagne de l\u2019argent, sa femme gagne de l\u2019argent et vingt-cinq ann\u00e9es s\u2019\u00e9coulent sans surprises, dans un ennui de coton hydrophile. Quand la torpeur l\u2019\u00e9touffe, Charles r\u00eave de reprendre sa place dans la cha\u00eene, de conna\u00eetre encore une fois l\u2019amiti\u00e9 franche et morne de ses camarades. \u00ab&nbsp;Il y avait P&rsquo;tit Louis, de la sellerie, un homme doux avec des \u00e9paules dessin\u00e9es au fil \u00e0 plomb, comme des potences. Il y avait Joseph, Milan et la bande de yougoslaves, qui sont comme un seul homme, comme une seule voix. Il y avait Ahmed, Bilel, Oumar et tous les Arabes de la carrosserie, d\u2019ordinaire silencieux. Il y avait Abdul l\u2019imp\u00e9n\u00e9trable. Il y avait les femmes aussi.&nbsp;\u00bb Dans ces moments de regrets, il se plonge dans sa prose ancienne&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce n\u2019est pas la grande histoire, ce n\u2019est pas l\u2019histoire des grands. Ce n\u2019est pas l\u2019histoire d\u2019\u00e9piques batailles rang\u00e9es de la cause syndicale. C\u2019est une histoire qui a lieu tous les jours, huit heures par jours, soixante minutes par heure, soixante secondes par minute. C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un geste, d\u2019un corps \u00e0 l\u2019ouvrage, d\u2019un mouvement qui a deux visages. Le premier est le geste de l\u2019ouvrier qui fait ce qu\u2019on lui donne \u00e0 faire. Avec le chrono comme juge, le rendement comme horizon, les normes de production comme lois. Le second est le m\u00eame geste, vu de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre. L\u2019ouvrier qui se donne comme r\u00e8gle le combat contre la machine. Le sabotage de chaque instant. Combat inlassable, incessant, harassant contre la montre, contre la direction. C\u2019est une histoire, c\u2019est un manuel. La triche, comment faire&nbsp;? Les cotes, les nouvelles machines. La lutte, comment faire&nbsp;?&nbsp;\u00bb \u00e9crivait-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la cha\u00eene il rencontre Tina. Une grande fille avec des cheveux bruns qui p\u00e9tillent comme des \u00e9tincelles autour de ses yeux noirs. Sa peau \u00e9tait \u00e9tonnamment blanche et sur sa tempe gauche pulsait une veine bleue. Elle avait un corps en forme de couteau \u00e0 cran d\u2019arr\u00eat. Sur la cha\u00eene, tout le temps pli\u00e9e en deux, elle se relevait d\u00e8s l\u2019instant de la premi\u00e8re sonnerie. Tina n\u2019\u00e9tait pas <em>la fille \u00e0 tout le monde<\/em> comme le chante Brassens. Elle se donnait librement \u00e0 qui elle voulait, pas \u00e0 tous. Charles, alors, \u00e9tait un beau jeune homme, pas un ouvrier. Tina l\u2019a su imm\u00e9diatement. \u00c7a n\u2019\u00e9tait pas un pue-la-sueur ni un trimardeur. Il avait des mains d\u00e9licates, fines comme une pluie d\u2019avril. Des mains faites pour jouer du violoncelle ou du piano. Des doigts qui n\u2019ont jamais connu que le satin des livres reli\u00e9s plein cuir, la tendresse des dimanches \u00e0 la plage. Tina a essay\u00e9 de lui expliquer la cha\u00eene. \u00ab&nbsp;C\u2019est pas simple la cha\u00eene&nbsp;!\u2026 Comment faire pour te donner une id\u00e9e&nbsp;?\u2026 C\u2019est pas simple d\u2019\u00eatre l\u00e0 \u00e0 cinq heures moins le quart du matin, le temps, \u00e0 peine, pour une derni\u00e8re cigarette, en vitesse dans le froid, avant la sonnerie. Tu prends ton tablier, tes outils. C\u2019est triste. Apr\u00e8s \u00e7a, sur la cha\u00eene, tu ne fais plus attention au travail, tu le fais par habitude, comme une machine. Tu es, toi aussi une petite partie de la cha\u00eene. Tu prends la pi\u00e8ce, tu fais ton petit tour, tu donnes la pi\u00e8ce \u00e0 ton voisin\u2026 une agrafe \u00e0 gauche, une agrafe \u00e0 droite\u2026 comme \u00e7a, le plus vite possible. Alors tu te fais mal&nbsp;! Alors tu donnes un coup de poing dans le vide\u2026 Un coup de poing pour rien&nbsp;! Un coup de gueule contre tout&nbsp;! Un coup de gueule contre toi, alors que \u00e7a n\u2019est pas de ta faute\u2026 c\u2019est la faute du montage qui est mal fait&nbsp;! C\u2019est la faute de la cha\u00eene&nbsp;! C\u2019est comme \u00e7a&nbsp;! Le chef te fait une r\u00e9flexion, te donne un ordre, il te prend la t\u00eate parce que le boulot est mal fait, mais tout le monde en \u00e0 rien foutre. Tout le monde en \u00e0 rien foutre de tout ici\u2026 Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a devant nous\u202f?\u2026 Comme avenir\u202f? Devant nous il n\u2019y a rien&nbsp;! J\u2019avais un m\u00e9tier dans les mains, mais maintenant je n\u2019ai plus de mains. Apr\u00e8s cinq ans de cha\u00eene, j\u2019ai des mains tellement grosses que je peux plus rien faire avec. J\u2019ai un doigt, l\u2019index, tellement douloureux\u2026 Le soir, ma gamine, j\u2019ai envie de lui donner de mon temps\u2026 C\u2019est pas possible, j\u2019ai tellement mal aux mains&nbsp;! Ma gosse, j\u2019ai de la peine, les boutons de son gilet\u2026 c\u2019est pas possible, j\u2019ai tellement mal aux mains&nbsp;! J\u2019ai du mal \u00e0 prendre un stylo, j\u2019ai du mal \u00e0 donner du sens aux mots, tous en m\u00eame temps, les mots\u2026 J\u2019ai des phrases dans ma t\u00eate, toutes en m\u00eame temps, les phrases\u2026 Avant, j\u2019avais envie d\u2019un tas de livres, maintenant j\u2019ai plus envie, plus besoin non plus. J\u2019ai que des larmes dans les yeux le soir. Tout me donne la naus\u00e9e. Ce qui me donne le plus la naus\u00e9e, c\u2019est ceux qui prennent des airs comme \u00e7a et qui te donnent des mots de-ci de-l\u00e0 sur la cha\u00eene, la cha\u00eene c\u2019est comme-ci, la cha\u00eene c\u2019est comme \u00e7a&nbsp;! La cha\u00eene c\u2019est la peur, la cha\u00eene \u00e7a fout la trouille.&nbsp;\u00bb Tina s\u2019est donn\u00e9e \u00e0 lui d\u00e8s son arriv\u00e9e sur la cha\u00eene. D\u00e8s le premier jour et pour toujours. Tina est tomb\u00e9e amoureuse. Puis Charles est parti. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de la gr\u00e8ve. Il est retourn\u00e9 parmi les siens, pour prendre le dessert et pr\u00e9parer sa carri\u00e8re. Tina est rest\u00e9e sur la cha\u00eene, avec sa gosse n\u00e9e d\u2019un p\u00e8re en promenade. Et dans les yeux de Tina, une couleur ind\u00e9finissable, comme une lumi\u00e8re \u00e9teinte, la flamme d\u2019un espoir tenu, souffl\u00e9e par le d\u00e9part de Charles. \u00ab&nbsp;Ils n\u2019ont jamais rien compris de qu\u2019ils croyaient penser.&nbsp;\u00bb dira-t-il plus tard pour mettre un terme \u00e0 cette p\u00e9riode de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;On a couch\u00e9 ensemble le jour de son premier anniversaire de mariage.&nbsp;\u00bb Charles r\u00e9p\u00e8te ce fait en boucle comme pour lui donner l\u2019allure d\u2019une v\u00e9rit\u00e9. Lui qui n\u2019a jamais rien aim\u00e9 d\u2019autre que le faux et le mensonge, artiste virtuose de la publicit\u00e9, Charles aimerait que pour une fois les mots aient un sens. \u00ab&nbsp;\u00c7a veut dire quelque chose non&nbsp;?&nbsp;\u00bb, les filles de la Porte Sublime hochent la t\u00eate d\u2019un seul mouvement, un geste de professionnelles. Elles savent quand il faut acquiescer et quand il faut se taire.<\/p>\n\n\n\n<p>(<a href=\"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/10\/30\/elles-et-lui-tina-et-murielle-2\/\">Seconde partie&#8230;<\/a>)<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;On a couch\u00e9 ensemble le jour de son premier anniversaire de mariage.&nbsp;\u00bb Tapi dans l\u2019ombre alcoolique d\u2019un bar \u00e0 pute de Pigalle, Charles parle \u00e0 qui veut bien l\u2019\u00e9couter. \u00ab&nbsp;On baisait comme des lyc\u00e9ens, l\u2019apr\u00e8s-midi surtout. Le soir, elle rentrait chez elle pour retrouver son mari.&nbsp;\u00bb Charles jette un \u0153il&hellip;<\/p>\n<p><a class=\"excerpt-readmore\" href=\"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/09\/26\/elles-et-lui-tina-et-murielle-1\/\">Read More<\/a><\/p>","protected":false},"author":3,"featured_media":1165,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"twitterCardType":"","cardImageID":0,"cardImage":"","cardTitle":"","cardDesc":"","cardImageAlt":"","cardPlayer":"","cardPlayerWidth":0,"cardPlayerHeight":0,"cardPlayerStream":"","cardPlayerCodec":"","footnotes":""},"categories":[4],"tags":[59],"class_list":["post-1127","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-recit","tag-elles-et-lui","odd"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1127"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1127\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1321,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1127\/revisions\/1321"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1165"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}