{"id":1376,"date":"2023-02-11T17:50:27","date_gmt":"2023-02-11T16:50:27","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=1376"},"modified":"2025-11-08T15:35:58","modified_gmt":"2025-11-08T14:35:58","slug":"cizia-zyke-homme-en-or-couilles-en-acier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2023\/02\/11\/cizia-zyke-homme-en-or-couilles-en-acier\/","title":{"rendered":"Cizia Zyk\u00eb\u00a0: homme en or, couilles en acier"},"content":{"rendered":"\n<p>C\u2019\u00e9tait un livre inhabituel. Sa couverture \u00e9tait noire, orn\u00e9e d\u2019une p\u00e9pite. \u00ab&nbsp;C&rsquo;est le dernier aventurier du monde moderne. Un homme pour qui l&rsquo;interdit n&rsquo;existe pas.&nbsp;\u00bb, indiquait le catalogue France-Loisirs de mamie. Et ce dr\u00f4le de nom&nbsp;: Cizia Zyk\u00eb. Dommage que je n\u2019ai pas eu la curiosit\u00e9 de le mettre sur la liste des commandes de ma grand-m\u00e8re (je lisais de la science-fiction, comme il sied \u00e0 un gosse binoclard, malheureux et compl\u00e8tement paum\u00e9). J\u2019aurais \u00e9t\u00e9 surpris&nbsp;: Cizia racontait une histoire comme on n\u2019en raconte pas souvent, et surtout pas aux petits gar\u00e7ons biens \u00e9lev\u00e9s. La sienne. \u00c7a se passe au Costa Rica, dans la p\u00e9ninsule d\u2019Osa, paradis des moustiques, des serpents et des orpailleurs.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00c0 plusieurs reprises, j\u2019ai entendu Gato revenir de la rivi\u00e8re avec la <em>catiadora<\/em> et se recoucher discr\u00e8tement. Un matin, entre chien et loup, je le vois quitter le campement avec la <em>catiadora<\/em>. Je le laisse s\u2019\u00e9loigner puis me l\u00e8ve et le suis. Le jour n\u2019est pas lev\u00e9. J\u2019essaie de marcher sans bruit, \u00e0 l\u2019aveuglette. Je crois l\u2019avoir perdu, quand je le vois. Il est accroupi \u00e0 dix m\u00e8tres de moi. Il est en train de chier dans la batt\u00e9e. Pas besoin de dessin. Pendant le boulot, ce salaud avale en douce les p\u00e9pites, puis il les r\u00e9cup\u00e8re par le cul. La rage me prend, s\u2019il y a un truc qui me rend fou c\u2019est qu\u2019on essaye de m\u2019arnaquer. Et ce salaud utilise pour \u00e7a la <em>catiadora<\/em> dans laquelle on fait cuire le riz&nbsp;! J\u2019ai envie de le descendre. Je sors doucement mon revolver. Mais son instinct de tricheur, toujours sur le qui-vive, lui fait relever la t\u00eate. Il me voit, le flingue \u00e0 la main et fait un bond de c\u00f4t\u00e9. La balle frappe le sol juste entre les jambes et il d\u00e9tale, le pantalon sur les chevilles. C\u2019est ce qui le sauve, car je ne tire jamais dans le dos des gens. Je m\u2019approche, non pour voir ce qu\u2019il y a dedans \u2014 je m\u2019en doute \u2014 mais parce que dans sa panique Gato a oubli\u00e9 son pr\u00e9cieux bocal. Je le r\u00e9cup\u00e8re. Il y a facilement deux cent cinquante grammes, tout en p\u00e9pites.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Cizia n\u2019est pas un gar\u00e7on bien \u00e9lev\u00e9. D\u00e9linquant juv\u00e9nile, puis l\u00e9gionnaire, pilleur de tombes, tenancier de tripot et joueur lui-m\u00eame, trafiquant, chercheur d\u2019or, et enfin \u00e9crivain. <em>Oro<\/em> fut son premier bouquin. Paru en 1985, il y raconte ses aventures au Costa Rica entre 1980 et 1983. Son style est sans style, le r\u00e9cit avance vite \u2014 \u00e0 quoi bon finasser quand on a tant de choses \u00e0 raconter&nbsp;? Je ne sais pas quelle impression aurait laiss\u00e9 sur moi ce livre si je l\u2019avais lu, enfant, lors des vacances chez mes grands-parents. Plus tard, il m\u2019aurait certainement r\u00e9vuls\u00e9&nbsp;: violence, risque, ill\u00e9galit\u00e9, machisme\u2026 \u00c0 l\u2019oppos\u00e9 de tout ce que mon milieu familial m\u2019avait pr\u00each\u00e9. Aujourd\u2019hui, enfin, je l\u2019ai lu avec plaisir. J\u2019ai m\u00eame ri et j\u2019ai regrett\u00e9 d\u2019arriver d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la derni\u00e8re page.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019envie presque le destin de Cizia. Comprenez-moi bien&nbsp;: je n\u2019ai ni son physique, ni son caract\u00e8re. Je n\u2019aurais pas surv\u00e9cu au dixi\u00e8me de ses \u00e9preuves et je n\u2019aurais pas su amorcer la moindre de ses audaces, tant dans la jungle que dans les casinos \u2014 encore moins en prison&nbsp;! Mais au fil des ann\u00e9es j\u2019ai appris, puis admis, douloureusement, qu\u2019aucune des valeurs de ma famille n\u2019est r\u00e9compens\u00e9e dans la vie r\u00e9elle. (Nous m\u00eames ne les respectons que par l\u00e2chet\u00e9.) Ni la politesse, ni la prudence, ni le civisme\u2026 et surtout pas la d\u00e9f\u00e9rence envers les femmes&nbsp;! C\u2019est le d\u00e9sillusionnement qui me rend compr\u00e9hensible ce diable d\u2019homme&nbsp;: Cizia Zyk\u00eb. Culott\u00e9, impulsif, \u00e9gocentr\u00e9, sans scrupules mais pas d\u00e9pourvu d\u2019une \u00e9thique personnelle.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Dave, tout content, m\u2019apprend qu\u2019ils augmentent les prix en fin de soir\u00e9e quand les consommateurs sont bourr\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 C\u2019est stupide ce que vous faites l\u00e0, leur dis-je. \u00c7a ne rime \u00e0 rien. Ce ne sont pas dix ou quinze <em>colons<\/em> arnaqu\u00e9s par-ci, par l\u00e0 qui vont nous enrichir. On n\u2019est pas ici pour faire un b\u00e9n\u00e9fice rapide mais minable. Je vois les choses en grand. Pour \u00e7a, il faut installer et inspirer confiance.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Il ne s\u2019agit pas de grosses sommes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Oui, mais \u00e7a nuit \u00e0 l\u2019image que je veux donner. Sancho et moi, on se balade partout en parlant de coop\u00e9ration, d\u2019association, et vous, pour faire trois ronds rapides, vous faites la m\u00eame erreur que Cartago. Ces petits gains stupides ne payent m\u00eame pas les pourboires que je laisse aux paysans chez qui je bois un caf\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Mais personne ne s\u2019en rend compte\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Il y a toujours un abruti qui remarque. Et en plus, c\u2019est une mentalit\u00e9 d\u2019\u00e9picier qui ne me pla\u00eet pas. Que l\u2019on vende le <em>guarro<\/em> cinq ou dix fois plus cher, c\u2019est normal. S\u2019ils veulent se bourrer la gueule, qu\u2019ils mettent le prix. On leur fait payer le risque qu\u2019on prend en vendant de l\u2019alcool sans licence. Mais tricher de trois ou quatre <em>colons<\/em> sur des produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 D\u2019accord, je ne savais pas que tu \u00e9tais contre l\u2019arnaque.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Ce n\u2019est pas de l\u2019arnaque. C\u2019est de la mesquinerie, de la petite tricherie. Tout ce qui est petit, c\u2019est trop facile.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>\u00c7a je comprends. Rien ne me fait plus chier que ce qui est minable, sans \u00e9lan, sans amour. Chez moi comme chez les autres. \u00c0 part \u00e7a je m\u2019amuse d\u2019un rien et Cizia aussi.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Un matin, nous d\u00e9marrons au galop, et je vois Dave, dont la selle est mal fix\u00e9e, se d\u00e9s\u00e9quilibrer lentement, comme au ralenti, et s\u2019\u00e9craser par terre. \u00c7a nous amuse beaucoup, surtout Sancho qui se venge comme il peut. Une demi-heure plus tard, c\u2019est lui qui va s\u2019\u00e9clater au sol, apr\u00e8s un vol plan\u00e9 de toute beaut\u00e9. C\u2019est plus s\u00e9rieux et il est un peu sonn\u00e9. Seules d\u2019amicales mais \u00e9nergiques claques dans la gueule le r\u00e9veillent. L\u2019apr\u00e8s-midi, toujours au galop dans les sous-bois, c\u2019est moi qui me prends en pleine t\u00eate un nid de gu\u00eape accroch\u00e9 \u00e0 une branche. Le choc me d\u00e9sar\u00e7onne, je me retrouve par terre sans avoir le temps de me plaindre, ce qui serait humain. Car aussit\u00f4t les gu\u00eapes m\u2019attaquent et je dois fuir, imit\u00e9 par les chevaux qui s\u2019\u00e9gaillent un peu partout: les piq\u00fbres des bestioles les ont rendus fous.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont ces petits moments agr\u00e9ables qui ajoutent du piquant \u00e0 la vie de tous les jours.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Beaucoup de femmes d\u00e9filent dans le plumard (m\u00eame en planches brutes) de Cizia. Et puis il y a celle qu\u2019il aime. Ils ont eu un fils, mort subitement l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Au moment o\u00f9 d\u00e9bute le r\u00e9cit, ils arrivent en couple au Costa Rica. Elle partage sans broncher ses premi\u00e8res aventures dans la jungle d\u2019Osa, sait monter \u00e0 cheval et manier le pistolet. Mais Cizia est confront\u00e9 \u00e0 un probl\u00e8me fr\u00e9quent pour les hommes, m\u00eame bien moins aventureux que lui&nbsp;: pr\u00e9server des conditions de confort et de s\u00e9curit\u00e9 pour elle l\u2019emp\u00eache d\u2019aller au bout de l\u2019aventure, d\u2019accomplir ce qui lui tient \u00e0 c\u0153ur. Il r\u00e9alise qu\u2019<a href=\"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/03\/23\/les-seize-commandements-de-la-foune\/\">il a le choix entre son couple et sa mission<\/a>. Et contrairement \u00e0 quasiment tous les hommes, il choisit de se s\u00e9parer de sa femme plut\u00f4t que de renoncer \u00e0 ce qu\u2019il d\u00e9sire vivre.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Je dois dire que, revenu de tout, blas\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t dans mon existence des femmes et des plaisirs qu\u2019elles peuvent m\u2019offrir, Diane est la seule que j\u2019ai aim\u00e9e, la seule digne d\u2019\u00eatre la m\u00e8re de mes enfants [\u2026] Elle \u00e9tait faite pour l\u2019amour, mais je ne sais pas vivre que pour l\u2019amour. Et c\u2019est parce que je l\u2019aime comme j\u2019ai rarement aim\u00e9 dans ma vie, que je ne veux plus l\u2019embringuer dans mes histoires de fous. Il n\u2019y a pas d\u2019avenir avec moi. Demain, je peux \u00eatre milliardaire et tout flamber en une semaine pour repartir sur les routes sans un centime en poche. [\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>Notre au revoir, \u00e0 l\u2019a\u00e9roport, fut bref mais tellement intense. Pas de larmes, pas de paroles inutiles. Notre douleur \u00e9tait int\u00e9rieure, la m\u00eame pour nous deux. Pas besoin de l\u2019exprimer&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Te reverrai-je un jour&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Qui sait, ma belle&nbsp;? En tout cas, je l\u2019esp\u00e8re sinc\u00e8rement. File maintenant&nbsp;! Ne rends pas les moments plus durs qu\u2019ils ne sont&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Un dernier baiser plein d\u2019amour et elle est partie, sans se retourner.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Si vous voulez \u00ab&nbsp;devenir un alpha&nbsp;\u00bb en r\u00e9ussissant une fructueuse carri\u00e8re, en poussant de la fonte et en travaillant sur votre expression physique et verbale en situation sociale, voici un point \u00e0 m\u00e9diter&nbsp;: seriez-vous capable de renoncer \u00e0 la meilleure compagne possible juste parce que votre couple s\u2019av\u00e8re un frein \u00e0 votre vie&nbsp;? \u00cates-vous inalt\u00e9rablement votre propre priorit\u00e9&nbsp;? Non&nbsp;? Alors laissez tomber la pr\u00e9tention. Vous \u00eates un b\u00eata. Ce n\u2019est pas d\u00e9shonorant, bien au contraire. <a href=\"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2022\/10\/06\/rehabiliter-le-beta\/\">Les b\u00eatas <em>sont<\/em> la civilisation<\/a>. Dommage qu\u2019ils plaisent moins aux femmes.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Je sais, toujours par Nogales, que c\u2019est une femme qui dirige la police de cette ville. Je la rencontre dans un bar, tenu par de jeunes Allemands qui sont venus se perdre ici. Au bout de quelques verres, je sens que mon charme ne la laisse pas indiff\u00e9rente&nbsp;: vieille, grasse, et un soup\u00e7on de moustache, je pr\u00e9f\u00e8re vous \u00e9pargner les d\u00e9tails de notre nuit d\u2019amour. Sachez seulement que c\u2019est toujours bon d\u2019enculer la loi, mais il ne faut pas cependant qu\u2019elle compte sur moi trop souvent.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Si vous tombez sur <em>Oro<\/em> dans une biblioth\u00e8que, une boite \u00e0 livre ou le grenier de mamie (rien d\u2019improbable, il s\u2019en est beaucoup vendu \u00e0 l\u2019\u00e9poque), prenez-le, d\u00e9poussi\u00e9rez-le. Installez vous dans un bon fauteuil avec un verre de whisky ou un cigare, et go\u00fbtez ce plaisir devenu plus rare que l\u2019or\u00a0: un h\u00e9ros masculin.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019\u00e9tait un livre inhabituel. Sa couverture \u00e9tait noire, orn\u00e9e d\u2019une p\u00e9pite. \u00ab&nbsp;C&rsquo;est le dernier aventurier du monde moderne. Un homme pour qui l&rsquo;interdit n&rsquo;existe pas.&nbsp;\u00bb, indiquait le catalogue France-Loisirs de mamie. Et ce dr\u00f4le de nom&nbsp;: Cizia Zyk\u00eb. 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