{"id":27,"date":"2020-11-09T20:10:00","date_gmt":"2020-11-09T19:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=27"},"modified":"2023-03-15T21:05:18","modified_gmt":"2023-03-15T20:05:18","slug":"psychiatrie-militaire-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2020\/11\/09\/psychiatrie-militaire-1\/","title":{"rendered":"Psychiatrie militaire 1"},"content":{"rendered":"\n<p>Rien ne s\u2019oublie, rien ne dispara\u00eet, le souvenir se transforme. Il se recouvre d\u2019\u00e9paisseurs et de replis. \u00c0 l\u2019occasion du confinement d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 par nos dirigeants, \u00ab&nbsp;une situation exceptionnelle&nbsp;\u00bb affirment-ils, je retrouve les gestes et les attitudes. Je sais les dangers de l\u2019incertitude psychique. Je sais l\u2019\u00e9miettement du jour dans un ennui si lourd qu\u2019il d\u00e9chire l\u2019espace.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi&nbsp;? Je suis d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 par ici. Comment&nbsp;? Ces routes immobiles, je les ai parcourues un autre jour. La courbe du temps est-elle une droite&nbsp;? Celle que parcourt la fl\u00e8che du titan Chronos&nbsp;? Mais vu de pr\u00e8s, un cercle est rectiligne aussi. C\u2019est une question de recul et de perspective. Dans cet instant prolong\u00e9, un pas de c\u00f4t\u00e9 dans le r\u00e9el, me revient en m\u00e9moire l\u2019autre confinement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">I<\/h2>\n\n\n\n<p>Je suis parti en avril. C\u2019\u00e9tait une erreur, une de plus. J\u2019ai longtemps pratiqu\u00e9 la politique de l\u2019autruche vis-\u00e0-vis du service militaire. J\u2019ai loup\u00e9 le coche aux trois jours. Le psy m\u2019a demand\u00e9 de le saluer, je me suis ex\u00e9cut\u00e9. J\u2019\u00e9tais apte. Ensuite, j\u2019ai enfoui ce mauvais souvenir \u2013 d\u00e9couvrir cette d\u00e9plaisante capacit\u00e9 \u00e0 l\u2019ob\u00e9issance, mais je ne connaissais pas <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Exp%C3%A9rience_de_Milgram\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l\u2019exp\u00e9rience de Milgram<\/a>. Je me disais que si j\u2019oubliais l\u2019arm\u00e9e, l\u2019arm\u00e9e m\u2019oublierait. \u00c7a n\u2019\u00e9tait que justice, la sym\u00e9trie&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque-l\u00e0, ma m\u00e8re vivait encore. Sa maladie n\u2019avait pas atteint la phase terminale \u2013 cela arriverait cinq ans plus tard, apr\u00e8s qu\u2019elle et mon p\u00e8re soient partis s\u2019installer en Loire-Atlantique. L\u2019arm\u00e9e m\u2019a appel\u00e9. Il faisait bon \u00e0 Paris et je terminais mes examens de ma\u00eetrise. Ma m\u00e8re \u00e9tait toujours consciente mais s\u00e9rieusement diminu\u00e9e. Mon p\u00e8re \u00e9tait alcoolique et sombrait dans la d\u00e9pression. On m\u2019ordonnait de me rendre au plus vite \u00e0 \u00c9pinal pour faire mes classes. J\u2019\u00e9tais affect\u00e9 au 18<sup>e<\/sup> R\u00e9giment de Transmissions, caserne Varaigne dans la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville. La veille de mon d\u00e9part, on a organis\u00e9 une soir\u00e9e d\u2019adieu avec une copine. Je portais encore les cheveux longs \u2013 je ne savais pas que je ne les porterais jamais plus. Apr\u00e8s avoir mang\u00e9, j\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 ma copine de me raser la t\u00eate. On avait bien bu et \u00e7a semblait \u00eatre une bonne id\u00e9e. Puis on a fait une photo de nous tous, moi avec ma nouvelle gueule, bien au milieu des quelques personnes pr\u00e9sentes et qui n\u2019\u00e9taient gu\u00e8re plus que des connaissances.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">II<\/h2>\n\n\n\n<p>Le lendemain dans le train, je me suis planqu\u00e9 dans la derni\u00e8re voiture et j\u2019ai compris en regardant les rails qui d\u00e9filaient devant moi que quelque chose avait disparu, je ne pouvais pas encore savoir quoi, mais je sentais bien que quelque chose manquait.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9tions vingt par chambr\u00e9e. Les autres appel\u00e9s \u00e9taient tous plus jeunes que moi. Ils avaient dix-huit, dix-neuf ans et voulaient en finir au plus vite avec l\u2019arm\u00e9e pour se lancer dans la vie active. Ils parlaient de faire la guerre, d\u2019apprendre \u00e0 tirer, de camaraderies d\u2019uniforme. Je ne me souviens d\u2019aucun d\u2019eux. Trop vieux pour \u00eatre l\u00e0, pas assez pour \u00eatre ailleurs. J\u2019\u00e9tais comme h\u00e9b\u00e9t\u00e9, pas s\u00fbr de comprendre ce qui m\u2019arrivait. Lev\u00e9 \u00e0 5h00 du matin, couch\u00e9 \u00e0 10h00 du soir, assomm\u00e9 par la fatigue et la discipline, je dormais debout. Apr\u00e8s trois semaines, j\u2019avais appris \u00e0 faire un lit au carr\u00e9 presque parfait, un demi-tour-droite potable et je savais reconna\u00eetre tous les grades jusqu\u2019\u00e0 celui de colonel. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 au 53<sup>e<\/sup> RT \u00e0 Lun\u00e9ville en Meurthe-et-Moselle, affect\u00e9 comme secr\u00e9taire au service du capitaine Toussaint. Cheveux coup\u00e9s courts, la m\u00e2choire \u00e0 angle droit et l\u2019\u0153il vif, le capitaine Toussaint \u00e9tait un soldat plus vrai qu\u2019une photo. Il avait pour adjoints un adjudant gras du bide et un aspirant polytechnicien press\u00e9 et roublard. Lun\u00e9ville \u00e9tait encore \u00e0 cette \u00e9poque, une ville de garnison, tourn\u00e9e vers l\u2019Est. Un point sur la ligne Maginot. Par la suite, la force militaire fran\u00e7aise fut red\u00e9ploy\u00e9e en m\u00eame temps que l\u2019on r\u00e9duisait les budgets et que l\u2019on construisait l\u2019Europe.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">III<\/h2>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui Lun\u00e9ville n\u2019est plus qu\u2019une banlieue dortoir de Nancy. On a ferm\u00e9 des classes, supprim\u00e9 des lits d\u2019h\u00f4pital et les commer\u00e7ants du centre-ville ont pli\u00e9 boutique. J\u2019ai juste eu la chance d\u2019\u00eatre l\u00e0 quand on a \u00e9teint la lumi\u00e8re et referm\u00e9 la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait une assistante sociale \u00e0 Lun\u00e9ville. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 la voir le troisi\u00e8me jour apr\u00e8s mon arriv\u00e9e. Je voulais partir, je pensais qu\u2019elle pouvait m\u2019aider. Elle a pris son t\u00e9l\u00e9phone pour en parler au capitaine Toussaint qui m\u2019a imm\u00e9diatement fait venir dans son bureau.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Soldat, je comprends, ma femme et mes enfants vivent en Nouvelle-Cal\u00e9donie, a-t-il dit d\u2019une voix ferme.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais parl\u00e9 \u00e0 l\u2019assistante sociale d\u2019un rapprochement de domicile. Pour pouvoir m\u2019occuper de ma m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Je vois ma famille deux fois par an. On a tous nos probl\u00e8mes, mais le devoir avant tout.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai plus revu l\u2019assistante sociale et je n\u2019ai plus rien dis \u00e0 personne. Je me suis mis \u00e0 picoler s\u00e9v\u00e8re. La bi\u00e8re n\u2019\u00e9tait pas ch\u00e8re au foyer. Le responsable \u00e9tait de Bretagne \u2013 comme moi mais par mon p\u00e8re seulement \u2013 entre pays on peut se comprendre. Il maquillait les inventaires et revendait le surplus derri\u00e8re le bar. Je buvais \u00e0 l\u2019\u0153il du lundi au vendredi et le week-end je retrouvais mon vieux pote Manu, un autre Breton, que j\u2019avais connu au coll\u00e8ge. Ensemble nous avions bu tout ce qu\u2019il \u00e9tait possible de boire, m\u00eame du parfum. On continuait de se voir r\u00e9guli\u00e8rement, \u00e0 chaque fois pour s\u2019arsouiller copieusement. Manu avait une petite amie, Mino. Manu et Mino\u2026 \u00c7a nous faisait bien rire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">IV<\/h2>\n\n\n\n<p>Mino \u00e9tait angevine, une brune \u00e0 l\u2019air triste et concern\u00e9. Toute menue, elle avait un corps \u00e9l\u00e9gant et un nez de travers suite \u00e0 un accident de patin \u00e0 roulette quand elle \u00e9tait gamine. A\u00een\u00e9e d\u2019une fratrie de sept enfants, elle s\u2019\u00e9tait retrouv\u00e9e charg\u00e9e de famille apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re. Un mauvais qui avait le vin bagarreur et que personne n\u2019a pleur\u00e9. La m\u00e8re de Mino faisait des m\u00e9nages et ne pouvait pas joindre les deux bouts. Ils vivaient de ch\u00e8ques-vacances, de bons pour la banque alimentaire et de coupons pour le centre de loisir. Ce qui n\u2019avait pas emp\u00each\u00e9 Mino, bien au contraire, de faire des \u00e9tudes. C\u2019est \u00e0 l\u2019universit\u00e9 que Manu avait fait sa connaissance. Elle \u00e9tait plus vieille que nous deux et elle travaillait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 pour payer son loyer. De son point de vue, Manu et moi \u00e9tions d\u2019incorrigibles fils \u00e0 papa. Ils \u00e9taient tous les deux motards. Manu avait une Yamaha T\u00e9n\u00e9r\u00e9 de couleur noire, un engin adapt\u00e9 \u00e0 sa taille de gentil g\u00e9ant. Mino conduisait un <em>roadster<\/em> Harley-Davidson. Pour se le payer elle avait encha\u00een\u00e9 les r\u00e9coltes lors des saisons d\u2019\u00e9t\u00e9. Elle l\u2019avait fait repeindre en rose et elle aurait arrach\u00e9 les yeux au premier qui lui rayait la peinture du r\u00e9servoir. Elle me plaisait bien Mino, s\u00e9rieuse, responsable, avec son sourire confus et de guingois, elle cachait bien son jeu. Elle \u00e9tait sacr\u00e9ment dessal\u00e9e quand elle voulait. Mais c\u2019\u00e9tait la copine de mon pote, et les copines des potes c\u2019\u00e9tait comme des s\u0153urs.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">V<\/h2>\n\n\n\n<p>J\u2019ai compris apr\u00e8s cette affaire que je n\u2019avais pas vraiment beaucoup de potes. J\u2019\u00e9tais un solitaire, sauvage et asocial. Je causais beaucoup, pour \u00e9viter que les autres ne me parlent. Apr\u00e8s l\u2019arm\u00e9e, j\u2019ai cess\u00e9 de r\u00e9pondre au t\u00e9l\u00e9phone et de faire des efforts pour avoir l\u2019air d\u2019\u00eatre quelqu\u2019un, mais je crois que cela avait commenc\u00e9 avant. L\u2019arm\u00e9e, \u00e7a m\u2019a coup\u00e9 les pattes. J\u2019avais plus envie d\u2019aimer les gens, ou m\u00eame de faire semblant. Il ne s\u2019est rien pass\u00e9 d\u2019extraordinaire et j\u2019ai fini par \u00eatre r\u00e9form\u00e9. J\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 au trou, je ne me suis pas fait passer \u00e0 tabac, seulement voil\u00e0, j\u2019ai rencontr\u00e9 Mino, et Mino c\u2019\u00e9tait la femme d\u2019une pote. En d\u2019autres circonstances on en serait rest\u00e9 l\u00e0. Mais l\u2019arm\u00e9e, \u00e7a n\u2019\u00e9tait pas bon pour moi. Trop de monde qui vous hurle dessus, pour un rien. Les gars qui se carapatent d\u00e8s que se pointe un galon, et toi, tout seul au milieu du couloir, tu te re\u00e7ois la corv\u00e9e de latrines comme si c\u2019\u00e9tait toi le gros d\u00e9go\u00fbtant pourri du ventre qui avait retapiss\u00e9 les chiottes en verd\u00e2tre puant. Le manque de sommeil, les trains de nuit, comme des wagons \u00e0 bestiaux, les petits matins froids dans les rues qui dorment. J\u2019en pouvais plus et je crois que j\u2019avais envie d\u2019un tout petit peu de chaleur humaine. D\u2019une peau douce contre la mienne. D\u2019un regard amical au r\u00e9veil. Au moins pour une nuit. Juste une nuit.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">VI<\/h2>\n\n\n\n<p>Un week-end je n\u2019ai pas pu revenir. De vaisselle le samedi, il ne me restait que le dimanche. J\u2019allais le passer \u00e0 Nancy. J\u2019ai appel\u00e9 Manu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 C\u2019est pas grave, a-t-il dit, sa voix \u00e9tait \u00e9paisse et froide comme un cendrier plein de cigarettes un lendemain de f\u00eate, j\u2019ai rompu avec Mino.<\/p>\n\n\n\n<p>Il avait dit \u00ab&nbsp;j\u2019ai rompu&nbsp;\u00bb, comme si rompre \u00e9tait un geste qui rapproche. J\u2019aurais pu comprendre \u00e7a. Manu \u00e9tait ce qui ressemble le plus \u00e0 un ami. Mais comme mon p\u00e8re, j\u2019\u00e9tais un ivrogne.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Pourquoi&nbsp;? ai-je dit.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019avais pas envie de le savoir. Et je savais que Manu n\u2019avait pas envie de raconter. Il \u00e9tait comme \u00e7a Manu, il ne posait pas beaucoup de questions et ne donnait pas plus de r\u00e9ponses. Autour de lui, les petites amies allaient et venaient. J\u2019ai raccroch\u00e9. J\u2019avais une journ\u00e9e \u00e0 tuer dans une ville que je n\u2019avais jamais vue. J\u2019ai appel\u00e9 Mino. Sans m\u00eame essayer de me convaincre que je faisais \u00e7a pour des raisons honn\u00eates. Moi aussi je ne donnais pas de r\u00e9ponses. Je passais trop de temps \u00e0 ne pas me poser de questions.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 C\u2019est moi, ai-je dit, tout va comme tu veux&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 T\u2019as parl\u00e9 \u00e0 Manu&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019allais pas mentir sur mes intentions, je n\u2019avais pas eu l\u2019occasion d\u2019y penser. Le ciel \u00e9tait plus clair que moi. Un beau bleu de d\u00e9but de matin\u00e9e, sans nuages pour le chiffonner ou le barbouiller de gris. J\u2019\u00e9tais dans la vieille ville, pas loin du Parc de la P\u00e9pini\u00e8re. Nancy ressemble \u00e0 Paris, mais en plus petit. Une Capitale en minuscule.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 \u00c7a te dirait d\u2019aller boire un caf\u00e9 ou quelque chose.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Tout de suite je peux pas, je dois aller travailler.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 La semaine prochaine&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2020\/11\/15\/psychiatrie-militaire-2\/\">(\u00c0 suivre&#8230;)<\/a><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rien ne s\u2019oublie, rien ne dispara\u00eet, le souvenir se transforme. 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