{"id":571,"date":"2021-08-11T17:51:23","date_gmt":"2021-08-11T15:51:23","guid":{"rendered":"https:\/\/leseffrontes.fr\/?p=571"},"modified":"2021-09-19T11:24:49","modified_gmt":"2021-09-19T09:24:49","slug":"polyamour-tragique-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2021\/08\/11\/polyamour-tragique-4\/","title":{"rendered":"Polyamour tragique 4"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;Amours f\u00e9minines, femmes amoureuses\u202f&nbsp;\u00bb, par Laurent Colin<\/h2>\n\n\n\n<p>Je pensais la conna\u00eetre, moi plus que tout autre, je croyais pouvoir dire que je savais tout d\u2019elle. Pauline Delcourt \u00e9tait une personnalit\u00e9 publique, en tant que cela, sa vie ne lui appartenait pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Com\u00e9dienne, m\u00e8re, femme d\u00e9sirable et d\u00e9sirante, h\u00e9riti\u00e8re d\u2019un nom-passeport, point final d\u2019une histoire familiale, Pauline \u00e9tait un \u00eatre libre, encha\u00een\u00e9e \u00e0 un destin s\u00e9duisant. Ce qu\u2019il \u00e9tait possible de r\u00e9aliser ne prenait pas en compte la possibilit\u00e9 de se trouver&nbsp;: \u00ab&nbsp;Sois-toi m\u00eame, car tous les autres sont d\u00e9j\u00e0 pris&nbsp;!&nbsp;\u00bb souffrait d\u2019une clause restrictive&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tu peux \u00eatre ce que tu veux, pas qui tu veux&nbsp;! Tu es une Delcourt&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La vie de Pauline Delcourt, ce que l\u2019on en sait, ce qui se devine entre les lignes, l\u2019envers du d\u00e9cor, est un refus, une absence, un silence qui ne dit mot.<\/p>\n\n\n\n<p>En toute m\u00e8re il y a un puits, comme ceux que l\u2019on trouve dans les films d\u2019horreur, avec une margelle de pierre, un portique grin\u00e7ant et un seau de bois sombre cercl\u00e9 d\u2019acier. C\u2019est un ab\u00eeme, un tunnel vers le tohu-bohu primaire, un espace sans \u00e9crits et pr\u00e9historique o\u00f9 tout n\u2019est que \u00ab&nbsp;mots-dits&nbsp;\u00bb. Un r\u00e9servoir de toutes les vies pr\u00e9c\u00e9dentes, des g\u00e9n\u00e9rations silencieuses, des serments pr\u00e9c\u00e9dents la naissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Narcisse est mort de s\u2019\u00eatre trop admir\u00e9 dans le miroir stagnant de l\u2019eau du puits. Il n\u2019est rest\u00e9 de lui que son reflet, le figurant. Et ce personnage sera incarn\u00e9 par un acteur malgr\u00e9 lui, destin\u00e9 \u00e0 porter le nom d\u2019un autre, un \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb d\u2019enfant&nbsp;! Vraiment&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Silence et folie se confondent, un f\u00e9tiche viendra clore et sceller cette poign\u00e9e de mains. Il est le foulard pos\u00e9 sur une t\u00eate nue, le volet ferm\u00e9 \u00e0 la fin des vacances, le secret de la momie. Objet \u00e0 la fois vivant et inanim\u00e9, mandat\u00e9 par une m\u00e8re pour colmater l\u2019intime sans fond.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette famille est \u00e0 la fois forte et faible, flexible et rigide. La muraille est solide face aux avanies de la vie, elle doit \u00eatre imp\u00e9n\u00e9trable. Douves et pont-levis, courtine et tours de flanquement, l\u2019enfant-f\u00e9tiche est le verrou de la forteresse, le castrum archa\u00efque de la Rome antique est un castrat, une claustration. Dans sa p\u00e9riph\u00e9rie, les serviteurs, petites gens et nobliaux, bon vassal et gentil f\u00e9al, joyeux troubadour ou colporteur&nbsp;: La cour&nbsp;! Elle assure protection, publicit\u00e9 et approvisionnement.<\/p>\n\n\n\n<p>Seule garante de l\u2019arbre g\u00e9n\u00e9alogique et g\u00e9nie des origines, la m\u00e8re r\u00e8gne sur l\u2019Empire, le mythe autarcique d\u2019un paradis auto-g\u00e9n\u00e9rateur. \u00ab&nbsp;Nous ne devons rien \u00e0 personne, nous qui sommes issus de nous-m\u00eames.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Que survienne un danger, un malheur, si par inattention la sentinelle regarde ailleurs, alors la faute en incombera au talisman. La grille sera renforc\u00e9e, on ajoutera des meurtri\u00e8res aux murs. L\u2019enfant-phare, le f\u00e9tiche mort-vivant, enfer d\u2019une autre plan\u00e8te reprendra la place occup\u00e9e, celle de h\u00e9raut malade pour les autres. Dans les tr\u00e9fonds du puits sans fin, au c\u0153ur du donjon se trouve la cl\u00e9 du coffre \u00e0 secret.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi tant d\u2019efforts et de d\u00e9penses pour assurer une telle puissance&nbsp;? Si l\u2019unit\u00e9 est si importante \u00e0 pr\u00e9server c\u2019est qu\u2019elle n\u2019est pas si coh\u00e9rente. Le monolithe, vu de loin, est en v\u00e9rit\u00e9 friable. La pierre se d\u00e9lite.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut mentir, le f\u00e9tiche est convaincu d\u2019un destin glorieux&nbsp;; sa mission est h\u00e9ro\u00efque et sa chute sera fatale. Il ne peut y avoir de petites trahisons, au nom des anciens et des deuils ancestraux, sa faute tuerait les morts.<\/p>\n\n\n\n<p>Arrive une faille. Des marches du royaume, aux bordures des confins, dans les provinces \u00e9loign\u00e9es, l\u2019unit\u00e9 se fissure. Un messie f\u00e9d\u00e8re une autre parole, le vent se l\u00e8ve. Par quel hasard cr\u00e9ateur, d\u2019o\u00f9 provient cette graine de d\u00e9sordre\u202f? Il importe, on serre les rangs, l\u2019ennemi est sur la route.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau suinte sans bruit, les caves se remplissent et quand le sommelier s\u2019en aper\u00e7oit, il est trop tard. Les fondations sont fragiles, l\u2019arrogant ch\u00e2teau-fort vacille. Les pages du Livre familial sont blanches, la v\u00e9rit\u00e9 efface les r\u00eaves isol\u00e9s. Ce proph\u00e8te de l\u2019au-del\u00e0, insoumis \u00e0 la loi pr\u00e9valant en ces contr\u00e9es est une bombe H. Une voix, suivie d\u2019un fracas et l\u2019escalade commence. Le figurant devient soldat, diplomate, monstre et cerb\u00e8re, arborant fi\u00e8rement couleurs et cimiers, il jouit de sa grande importance \u00e0 vrai dire. Il se rend compte, il aime l\u2019ennemi, gr\u00e2ce \u00e0 lui, son destin se r\u00e9alise. \u00ab&nbsp;How deep is your love&nbsp;?&nbsp;\u00bb ton amour est sans fin&nbsp;? \u00ab&nbsp;\u0152dipe is your love&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il est seul et cette solitude est insupportable, la jouissance est inou\u00efe, la chaleur atteinte est celle d\u2019un soleil des premiers instants, elle atteint un seuil critique, une fulgurance opaline d\u00e9chire le ciel, la fission op\u00e8re entre p\u00f4les oppos\u00e9s. Un bruit blanc vient d\u00e9mentir le d\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Pauline Delcourt, cette catastrophe porte un nom d\u2019ouragan&nbsp;: Paula. N\u2019est pas tornade celui qui le veut, il faut correspondre, il y a une saison, un temps pour \u00e7a, cette exp\u00e9rience n\u2019est pas reproductible en laboratoire, \u00e0 l\u2019abri d\u2019un sarcophage de plomb, les yeux derri\u00e8re d\u2019\u00e9paisses lunettes. Le mur du soi in\u00e9branlable est souffl\u00e9. La temp\u00eate est impr\u00e9visible, unique, elle arase et efface jusqu\u2019aux souvenirs. Il n\u2019y aura pas de survivants.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;Amours f\u00e9minines, femmes amoureuses\u202f&nbsp;\u00bb, par Laurent Colin<\/h2>\n\n\n\n<p>Le Destin. Certains y croient \u2014 les sc\u00e9naristes de Hollywood entre autres, tant les films des grands studios sont truff\u00e9s d\u2019appels \u00e0 l\u2019\u00e9toile cach\u00e9e \u2014 les protestants, les mystiques, les marxistes\u2026 qui encore&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e8re de Paula est un syncr\u00e9tisme du <em>fatum<\/em>. Tarot, runes, lecture des lignes de la main, num\u00e9rologie, g\u00e9matrie, arithmomancie\u2026 sont les techniques, la forme. Car dans le fond, la conviction d\u2019une histoire derri\u00e8re l\u2019histoire, d\u2019un r\u00e9cit cach\u00e9 entre les lignes, Jeanine Haddad l\u2019a toujours eu&nbsp;: C\u2019est un cadeau maternel, un h\u00e9ritage de sa Pologne natale.<\/p>\n\n\n\n<p>Jeanine affirme qu\u2019elle ne r\u00eave pas. Elle ne va plus \u00e0 l\u2019\u00e9glise depuis la disparition de Youssef, son beau kabyle.<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, Youssef n\u2019\u00e9tait pas kabyle. \u00c0 moiti\u00e9 seulement. Son p\u00e8re \u00e9tait berb\u00e8re et sa m\u00e8re normande. Ne serait-ce l\u2019id\u00e9e qu\u2019ont eu ses parents de lui donner un pr\u00e9nom \u00e0 consonance arabe pense Jeanine, Youssef passait pour un Fran\u00e7ais de souche. Ce qui au d\u00e9part, \u00e9tait une id\u00e9e g\u00e9n\u00e9reuse, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d\u00e9sastreux \u00e0 l\u2019usage. Youssef connaissait bien l\u2019intimit\u00e9 des petits blancs, il a v\u00e9cu dans une cit\u00e9 de transit d\u2019Elbeuf. Ses origines maghr\u00e9bines passaient inaper\u00e7ues. Hors les murs gris des barres, les choses \u00e9taient diff\u00e9rentes. Pour l\u2019institution, il \u00e9tait un Arabe. On le croyait musulman, on le soup\u00e7onnait de polygamie passive. \u00c0 l\u2019\u00e9cole primaire il avait automatiquement droit au plat sans porc. \u00c0 l\u2019arm\u00e9e, un adjudant lui expliqua que sans porc, \u00e7a veut dire sans viande. Au lyc\u00e9e, certaines filles voulaient coucher avec lui, persuad\u00e9es que faire l\u2019amour avec un homme circoncis est une exp\u00e9rience. Youssef s\u2019arrangeait pour faire semblant\u2026 Sauf avec Jeanine\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Son p\u00e8re disparut, la m\u00e8re de Youssef est devenue folle. Il n\u2019y avait personne pour retenir sa main. Dans l\u2019appartement aux murs fragiles, ses \u00e9clats \u00e9taient connus de tous. Parce qu\u2019il ne fl\u00e9chissait pas et qu\u2019il pardonnait, Youssef \u00e9tait la cible principale de ses col\u00e8res f\u00e9roces.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme il \u00e9tait l\u2019a\u00een\u00e9, il allait au-devant de ses poings. Ses fr\u00e8res ne le ha\u00efssaient que davantage. Il leur a pardonn\u00e9. Youssef a aim\u00e9 sa m\u00e8re avec compassion. Elle ne voulait de lui que le m\u00e9pris. Youssef est parti sans se retourner.<\/p>\n\n\n\n<p>Youssef a rencontr\u00e9 Jeanine \u00e0 Merlicourt dans le Pas-de-Calais. Pendant la ducasse de la Sainte-Barbe, la patronne des pompiers et des mineurs. Jeanine est fille de mineur. En d\u00e9pit de son pr\u00e9nom, elle est d\u2019origine polonaise. Son p\u00e8re, Bolek, est arriv\u00e9 de Sil\u00e9sie avec sa famille en 1920. C\u2019\u00e9tait une famille de mineurs, catholiques et Polonais. Ils ne se m\u00e9langeaient pas. Dans les corons, des rues leur \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es. Dans les mines, ils formaient leurs propres \u00e9quipes. La vie des femmes \u00e9tait aussi dure que celle de leurs maris. Elles tenaient la maison, faisaient tourner la machine \u00e0 laver. Il fallait \u00e9conomiser sur tout. Jeanine accueillit l\u2019annonce de la fermeture des mines avec soulagement, comme le signe d\u2019un avenir diff\u00e9rent. Youssef \u00e9tait venu dans le Nord pour devenir houilleur. Il en repartit aussi vite que possible. Jeanine avec lui.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille de Jeanine ne voulait pas du \u00ab&nbsp;bougnoule&nbsp;\u00bb. Jeanine et Youssef se voulaient pour eux-m\u00eames. Salement, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, \u00e2prement. Ils n\u2019avaient rien, pas de pass\u00e9, pas d\u2019histoire. Derri\u00e8re eux, ils ne laissaient que des souvenirs dont nul ne voulait, sans valeur sur le march\u00e9 de la m\u00e9moire. La mine, les lotissements sales de suie, la promiscuit\u00e9 \u00e9touffante de l\u2019aide sociale. La piti\u00e9. Alors ils sont partis. Pour Paris, la ville des anonymes, la Capitale des ombres. Pour un mariage dans la plus stricte intimit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont fait mille boulots&nbsp;: dame de service, garde-malade, baby-sitter, vendeur d\u2019aspirateurs, manutentionnaire\u2026 Ils ont bouff\u00e9 des restes trouv\u00e9s dans les poubelles, les invendus du march\u00e9. Ils manquaient de tout, donc rien ne manquait. Il y avait Youssef, il y avait Jeanine. Ils avaient le monde pour eux. Quand Jeanine a trouv\u00e9 la place de concierge, rue Edgar Poe, une valise comme maison, pour la premi\u00e8re fois de leur vie, ils ont fait des achats. Une commode, un canap\u00e9-lit, un four. Ils \u00e9taient chez eux. Un kabyle et une Polonaise n\u2019attiraient pas l\u2019attention. Youssef et Jeanine aimaient cette ville comme on aime une vieille dame. \u00c9l\u00e9gante, ses trottoirs sont autant de rides. Et dans ces rides, Paris apprend l\u2019art de vieillir. Ils se croyaient \u00e0 l\u2019abri. Alors le pr\u00e9fet Papon a d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 le couvre-feu, les \u00e9v\u00e9nements d\u2019Alg\u00e9rie, le FLN, l\u2019OAS, l\u2019arrestation de Ben Bella\u2026 Youssef devait choisir son camp, il est all\u00e9 manifester \u2014 contre l\u2019avis de Jeanine. Il pleuvait ce jour-l\u00e0, le 17 octobre 1961. Youssef n\u2019est pas revenu.<\/p>\n\n\n\n<p>Jeanine ne s\u2019est jamais remari\u00e9e. Elle a crois\u00e9 la route de Daniel, lui a donn\u00e9 deux enfants, Paula et Jean, les a \u00e9lev\u00e9s sans amour mais avec gravit\u00e9. Elle a v\u00e9cu sa maternit\u00e9 comme l\u2019octroi obligatoire de sa condition de femme \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce. Elle s\u2019est d\u00e9test\u00e9e dans le r\u00f4le de baleine \u00e9chou\u00e9 et a d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 qu\u2019apr\u00e8s le quatorzi\u00e8me anniversaire de Paula, sa mission prenait fin et du jour au lendemain \u00ab&nbsp;Maman&nbsp;\u00bb est devenu Jeanine.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais voil\u00e0, quand il a fallu s\u2019y coller, elle a, en infirmi\u00e8re h\u00e9ro\u00efque de la bataille d\u2019Angleterre, \u00e0 la guerre comme \u00e0 la guerre, fait contre mauvaise fortune bon c\u0153ur. Elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une bonne m\u00e8re, elle a \u00e9t\u00e9 une m\u00e8re efficace.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand, adolescente rebelle, Paula a tent\u00e9 la provocation classique&nbsp;: \u00ab&nbsp;j\u2019ai pas demand\u00e9 \u00e0 na\u00eetre\u202f\u00bb, Jeanine a r\u00e9pondu&nbsp;: \u00ab&nbsp;moi non plus, mais je l\u2019ai accept\u00e9, \u00e0 ton tour maintenant&nbsp;\u00bb, ce qui a d\u00e9finitivement clos le d\u00e9bat.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/leseffrontes.fr\/index.php\/2021\/09\/19\/polyamour-tragique-5\/\">(\u00c0 suivre&#8230;)<\/a><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Amours f\u00e9minines, femmes amoureuses\u202f&nbsp;\u00bb, par Laurent Colin Je pensais la conna\u00eetre, moi plus que tout autre, je croyais pouvoir dire que je savais tout d\u2019elle. Pauline Delcourt \u00e9tait une personnalit\u00e9 publique, en tant que cela, sa vie ne lui appartenait pas. 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