L’Effrontée du mois d’avril 2026 : Angélique

— Ne craignez rien, Ma’moiselle, je suis là !

— Par Dieu ! Un chevalier volant vient me secourir, il était temps !

— Il est toujours temps d’intervenir. Avec Roger Prince, toutes les bébêtes s’évincent. Désinsectisation, dératisation, tout nuisible. Travail propre et rapide.

— Et bien intervenez, par le ciel ! Ne voyez vous pas l’Orque approcher pour me dévorer ?

— Tout d’suite, Ma’moiselle. Vous avez de la chance, j’ai du matériel polyvalent. Certains ne traitent que les insectes ou que les rongeurs. Forcément, ils sont pris au dépourvu si vous leur demandez de traiter plus gros.

— Je m’en réjouis mais FAITES QUELQUE CHOSE ! La bête est à mes pieds.

— Voilà, je sors ma seringue extra-longue et je dépose une goutte de produit directement dans la gueule de la bébête. Certains se contenteraient d’asperger ses zones de passage, mais c’est beaucoup moins efficace, vous verrez. Vous avez de la chance de tomber sur un vrai professionnel.

— Vous dites vrai, la bête hoquette… Voici qu’elle vomit du sang !

— En intérieur, j’aurais mis une bâche d’abord. Il faut toujours travailler propre chez les clients.

— En tout cas, c’est le ciel qui vous envoie. La chose se convulse. Voilà, c’est fini, elle ne bouge plus.

— Et bien voilà, Ma’moiselle, c’était rien. Merci qui ? Merci Roger Prince ! Je vous prend une perle pour le règlement, ça fait juste le compte.

— Prenez donc. J’ai hâte d’être libérée. Je suis Angélique.

— Et ben, bonne journée Ma’moiselle Angélique ! Et n’oubliez pas : Avec Roger Prince, toutes les bébêtes s’évincent !

Il s’envole sur son hippogriffe.

— Hé mais… revenez ! Hé ! Détachez-moi, merde ! Mais qui c’est ce con ? Au secours ! Reveneeeeeez !

Illustration : Roger délivrant Angélique par Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1819

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