Les chiffres surréalistes de l’effondrement du niveau scolaire en France

Marc Vanguard diffuse sur Twitter des éléments de statistique sur la politique et l’immigration. Nous republions son travail sur les Effrontés dans l’espoir que cela nourrisse chez le lecteur une réflexion raisonnable et mesurée, au lieu des réactions émotionnelles si fréquentes sur ce sujet. Ce billet est une mise à jour en 2026 du constat de déclin du niveau scolaire fait en 2024 — TB

Le niveau scolaire s’effondre à un point que vous n’imaginez même pas. Vous ne serez plus la même personne après avoir vu ces chiffres hallucinants.

Les chiffres de l’effondrement du niveau scolaire

Expérience passionnante : on a soumis à la même dictée des élèves de CM2 en 1987 et en 2021. Le nombre moyen d’erreurs a augmenté, et pas de 10% ou de 20% : il a explosé de +70% !

Par exemple, 1 élève sur 2 ne sait pas écrire « aussitôt », contre seulement 1 sur 5 en 1987.

Et ce n’est pas tout, vous regardez les courbes qui suivent. Voici la distribution du nombre d’erreurs en 1987 et en 2021. En 1987, faire 25 erreurs faisait de vous le pire élève d’une classe de 20. Aujourd’hui, statistiquement, entre 5 et 6 élèves sur 20 ont un niveau aussi faible

On a fait la même chose en calcul. Un même test passé par des élèves de CM2 en 1987 et en 2017. Le score moyen s’est dégradé de 30%, mais il y a plus inquiétant encore.

La distribution des scores de 2017 comparée à celle de 1987 fait froid dans le dos. 93% des élèves n’atteignent plus le score médian de 1987. 56% n’atteignent pas le score du dernier décile de 1987. J’attire votre attention sur les 2 extrémités du graphique. Pour le dire très simplement : à droite du graphique, les très bons de 1987 n’existent plus en 2017 ; à gauche, les très nuls de 2017 n’existaient pas en 1987 (hors retard mental).

Le niveau a aussi baissé dans d’autres pays, mais la France est particulièrement touchée. Illustration avec l’évolution du score TIMSS en maths niveau CM1 entre 1995 et 2019.

Ainsi, la France est maintenant le pire pays de l’UE en maths niveau CM1. C’est vrai dans le classement TIMSS 2019 (ci-dessous), et ça reste vrai dans l’édition de 2023.

On fait pire en maths que des pays comme l’Albanie ou l’Azerbaïdjan !

Mais bon, on est peut-être meilleurs en « éducation à l’empathie et à la vie affective » ! Plus sérieusement, le fameux classement PISA indique la même tendance : en 20 ans, le niveau en maths a reculé de l’équivalent d’une année scolaire !

Et justement, ce classement PISA nous renseigne sur quelque chose qui intéresse souvent la twittosphère : le niveau scolaire des immigrés. Dans la plupart des pays, le niveau des immigrés est en effet plus faible que celui des enfants sans ascendance migratoire.

La France ne fait pas exception. De même pour le niveau des descendants d’immigrés : en mathématiques, ils ont l’équivalent d’une année scolaire de retard de niveau sur les élèves dont les parents sont nés en France.

Mais ces dernières années, le niveau des élèves issus de l’immigration baisse moins vite que celui des autres élèves.

En réalité, l’immigration n’explique directement que 25% au maximum de la baisse de niveau en maths observée chez nous depuis l’an 2000.

Il faut dire aussi que la réussite des élèves issus de l’immigration est contrastée. Les enfants d’immigrés asiatiques obtiennent ainsi de meilleures notes au brevet que les élèves dont les parents sont nés en France.

Leur réussite s’observe tout particulièrement dans les parcours scientifiques. Au milieu des années 2010, environ 40% des enfants d’immigrés asiatiques décrochaient un Bac S contre seuls 8% des enfants d’immigrés subsahariens.

En réalité, la mosaïque socio-économique derrière les écarts de niveau scolaire est assez complexe. Petite illustration assez amusante ci-dessous avec le taux de réussite au Bac pour certains prénoms.

Autre illustration amusante, la note moyenne au brevet par type de nom de collège.

Mais indépendamment de ces écarts de réussite entre milieux et origines socio-économiques, la France est pénalisée par 2 fléaux. Premièrement, l’indiscipline en classe. Deuxième pire pays du classement PISA en matière de bruit et chahut en classe.

Les programmes et méthodes scolaires.

Nivellement par le bas, utilisation de la calculatrice dès le collège, entêtement dans des pédagogies ludiques qui échouent depuis des années… La France doit tourner la page d’un système qui a mené à 30 ans de baisse du niveau et retrouver l’ambition de l’excellence. Si la Lettonie ou la Lituanie ont réussi, pourquoi serait-ce hors de notre portée ?

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