L’Effrontée du mois de décembre 2022 : Herma

Salut les filles, c’est Herma. Je voulais vous partager mon kif ! (Sur mon Insta’ privé bien sûr, pas sur mon Insta’ bikini. LOL !) Alors voilà : c’est le grand bonheur ! Le papa est fou de joie, il est aux petits soins pour moi et bosse dur pour faire terminer aux ouvriers la chambre du bébé. Vous savez, il y a deux ans, je flippais ! Quand on s’est retrouvées confinées, c’était l’horreur. Plus un dragueur dans la rue, plus un garçon pour venir déplacer un meuble… ou me changer un joint de robinet… ou me poser un interrupteur… ou m’écouter. Même plus de livreurs de buddha bowl ! La lose totale. Tous les jours je faisais défiler Tinder, OkCupid, AdopteUnMec, tout ça… Que dalle ! Toujours les mêmes mecs déjà vus et revus (dont un paquet que j’avais déjà testés au pieu). Ah, c’était nul ! Je déprimais. Trente ans et enfermée comme dans un couvent. J’ai même fait une tentative de suicide. Avec du Nutella. Mais j’ai tout vomi quand les pompiers sont arrivés. Ils étaient vieux et moches, parce que j’étais chez mes parents en province. C’est pas Paris, quoi. Même les pompiers sont nazes, là-bas. Je ne vous raconte pas les bars-à-mecs : c’est le bassin aux hippopotames ! Si je n’avais pas pris mon dildo préféré, je serais morte.

Bref, au déconfinement j’ai pris les choses en main et je suis sortie tous les soirs. Et puis juste après, ils ont mis le couvre-feu ! Heureusement, j’ai rencontré Julien au Monop’, au rayon des apéritifs. Il faisait une soirée chez lui, je me suis faite invitée. Un grand loft dans le 10e, exactement mon style ! Il est chef d’entreprise, il a fondé une start-up d’informatique. Son père était PDG d’une grosse boite, mais maintenant il passe la plus grande partie de l’année à faire du bateau en Méditerranée (il est super sympa). Julien m’a tout de suite plu : grand, musclé, ingénieur, un peu voyou… J’ai su que c’était lui et qu’il était trop tard pour rentrer.

Malheureusement, j’ai dû bloquer les hateuses. Ça m’a rendu triste, je pensais que c’était des vraies copines. C’est vrai qu’on s’était toutes jurées de ne pas faire d’enfant, et surtout pas avec un homme. Et bien, je m’en fiche, j’ai eu envie, voilà… Et puis le mariage s’était pour me faire plaisir aussi. C’est comme le voile, c’est pas un symbole patriarcal si on en a vraiment envie ! J’ai surkiffé la robe ! Et puis, comme ça, Julien a pu mettre la moitié du loft à mon nom. Vous voyez bien : c’est une vraie relation égalitaire. Jalouses.

Illustration : Espoir I, par Gustav Klimt, 1903

Write a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *